Affaire Sarah Halimi : de nouveaux éléments relancent la bataille pour un procès
L’avocat Olivier Pardo annonce le dépôt d’une requête pour rouvrir l’affaire, s’appuyant sur des éléments nouveaux susceptibles de remettre en cause l’irresponsabilité pénale de l’assassin.


L’affaire Sarah Halimi pourrait connaître un nouveau tournant judiciaire. L’avocat de la famille, Olivier Pardo, a annoncé ce mercredi soir sur i24NEWS le dépôt d’une requête visant à rouvrir le dossier, en s’appuyant sur des éléments inédits qui, selon lui, remettent en cause les conclusions ayant conduit à l’irresponsabilité pénale de l’assassin.
Lors de son intervention, l’avocat a évoqué « des éléments nouveaux » qui n’auraient été ni portés à la connaissance des juges d’instruction ni examinés par les experts. Au cœur de son argumentation : l’existence d’une « pensée structurée » chez l'assassin, ainsi que des indices de préméditation, incompatibles selon lui avec la thèse d’une abolition totale du discernement.
Olivier Pardo insiste également sur la consommation de stupéfiants, notamment de crack, qui a été utilisée de manière consciente par l’agresseur. Il évoque en outre des comportements postérieurs aux faits — propos antisémites persistants, activités délictueuses lors de permissions — qui, à ses yeux, fragilisent encore davantage la qualification d’irresponsabilité pénale retenue par la justice.
« Nous demandons que ce dossier soit rouvert et que cet assassin soit jugé », a-t-il déclaré, dénonçant un crime antisémite d’une extrême violence. L’avocat assure bénéficier du soutien total de la famille de la victime, déterminée à obtenir la tenue d’un procès.
Pour mémoire, la justice française avait conclu à l’irresponsabilité pénale de l’auteur du meurtre en raison d’une bouffée délirante liée à la prise de cannabis, une décision qui avait suscité une vive polémique et un débat national sur les limites du droit pénal.