Apologie du Hamas à Paris-VIII : le ministère de l'Enseignement supérieur annonce des mesures disciplinaires
Le ministère de l’Enseignement supérieur durcit le ton et annonce des mesures disciplinaires, sur fond d’enquête judiciaire en cours.


Le ministère de l’Enseignement supérieur a annoncé vendredi l’adoption de mesures après des «événements antisémites inacceptables» survenus à l’université Paris-VIII en octobre dernier, lors d’une conférence organisée par des syndicats étudiants. Une intervenante y avait tenu des propos relevant de l’apologie du 7-Octobre, tandis qu’une partie de l’assistance refusait de condamner l’attaque terroriste du Hamas.
S’appuyant sur les conclusions de l’Inspection générale de l’Éducation, du Sport et de la Recherche (IGESR), le ministère dirigé par Philippe Baptiste recommande de systématiser les procédures disciplinaires en cas de manquement, de renforcer les règles d’autorisation des événements et d’améliorer les dispositifs de veille au sein des établissements. L’objectif affiché est d’anticiper davantage les dérives et d’assurer une meilleure traçabilité des initiatives organisées sur les campus.
Le rapport préconise également un encadrement accru des événements jugés «sensibles», avec une présence institutionnelle systématique, ainsi qu’un renforcement des politiques de lutte contre l’antisémitisme, notamment par la formation de référents dédiés. Ces recommandations doivent être mises en œuvre «dans les plus brefs délais» par l’université, sous la supervision d’une commission spécifique.
Sur le plan judiciaire, une enquête a été ouverte par le parquet de Bobigny, saisi à la suite des faits. Les investigations, confiées à la brigade spécialisée, sont toujours en cours. Parallèlement, une procédure disciplinaire interne a été engagée par la direction de l’établissement, dont les conclusions sont attendues prochainement.
Cette affaire intervient dans un contexte de vigilance accrue face à la montée des actes antisémites dans l’enseignement supérieur, suscitant une réponse plus ferme des autorités.