Des drones non autorisés survolent plusieurs sites militaires sensibles en France
La base navale de Toulon, un site de la DGA et le 54ᵉ régiment d’artillerie à Hyères ont été survolés entre le 9 et le 13 octobre.


Une enquête judiciaire a été ouverte pour déterminer l’origine des appareils.
Plusieurs sites militaires sensibles du Var, dont la base navale de Toulon, ont été survolés par des drones non autorisés entre le 9 et le 13 octobre, révèle ICI Provence. La préfecture maritime a confirmé les survols, survenus pendant l’exercice militaire Typhon, tout en assurant qu’aucune infrastructure sensible n’avait été menacée.
Un site de la Direction générale de l’armement (DGA) à Toulon et le 54ᵉ régiment d’artillerie à Hyères ont également été concernés. Les drones n’étaient pas liés aux aéronefs mobilisés pour l’exercice, qui vise notamment à entraîner les militaires à protéger les installations de la rade de Toulon.
Le nombre et le modèle des appareils n’ont pas pu être établis. Malgré l’utilisation de systèmes de brouillage électromagnétique, aucun drone n’a été récupéré. Une source citée par ICI Provence indique qu’ils étaient « plusieurs à chaque fois » et qu’il s’agissait de « gros engins ».
Une enquête judiciaire, menée sous l’autorité du parquet militaire de Marseille, doit permettre d’identifier l’origine des drones et les motivations de leurs opérateurs. Le survol de la zone réglementée « LF-P 62 Toulon », qui protège les installations militaires, est interdit sauf exceptions, notamment pour les services de secours.