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Droits de douane : Emmanuel Macron brandit l’arme anti-coercition face aux menaces de Donald Trump


Le président français souhaite activer l’instrument anti-coercition de l’Union européenne, un dispositif inédit destiné à contrer toute forme de pression économique exercée par un État tiers.

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  • Donald Trump
  • Emmanuel Macron
Le président français Emmanuel Macron
Le président français Emmanuel Macron AP Photo/Geert Vanden Wijngaert

Face aux menaces de surtaxes douanières formulées par Donald Trump à l’encontre de plusieurs pays européens, dont la France, Emmanuel Macron entend hausser le ton. Le président français a fait savoir qu’il demanderait l’activation de l’« instrument anti-coercition » de l’Union européenne si Washington mettait ses menaces à exécution.

Ces annonces américaines interviennent dans un contexte diplomatique explosif, lié à l’opposition de plusieurs États européens aux velléités affichées par Donald Trump de s’emparer du Groenland. Pour Paris, l’usage de l’arme commerciale comme moyen de pression politique constitue une ligne rouge. L’instrument anti-coercition, adopté par l’UE en 2023, vise précisément à répondre à ce type de chantage économique exercé par un État tiers.

Concrètement, ce mécanisme permet à l’Union européenne de riposter de manière graduée : restrictions d’accès aux marchés publics européens, limitations sur certains investissements, mesures ciblées contre des secteurs stratégiques ou encore suspension d’avantages commerciaux. Son activation nécessite toutefois une majorité qualifiée des États membres, ce qui implique une coordination étroite entre les capitales européennes.

Pour l’exécutif français, cet outil est « parfaitement adapté à la situation actuelle ». L’entourage d’Emmanuel Macron souligne également que les menaces américaines posent la question de la validité de l’accord commercial conclu entre l’UE et les États-Unis en juillet dernier sur les tarifs douaniers.


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Plusieurs responsables européens ont déjà réagi. À Rome, la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni a estimé que l’imposition de nouvelles surtaxes serait « une erreur », affirmant avoir directement fait part de son désaccord au président américain. À Paris, la ministre déléguée aux Armées a dénoncé une « forme de guerre économique ».

En sollicitant l’activation de l’instrument anti-coercition, Emmanuel Macron cherche ainsi à envoyer un message clair : l’Union européenne ne se laissera pas intimider et dispose désormais des moyens juridiques et politiques pour défendre sa souveraineté économique.

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