Emmanuel Macron va planter un chêne à l’Elysée en hommage à Ilan Halimi
Un geste hautement symbolique, destiné à affirmer la mémoire, la justice et la détermination de la République face à la haine.


Vingt ans après l’assassinat d’Ilan Halimi, enlevé, torturé et tué en 2006 parce que juif, la France s’apprête à lui rendre hommage dans un contexte marqué par une recrudescence des actes antisémites. Ce vendredi, le président de la République plantera un chêne sessile dans les jardins de l’Élysée, en présence d’environ 200 invités, dont la famille du jeune homme, des représentants d’organisations engagées contre l’antisémitisme, des collectifs nés après le 7 octobre ainsi que des membres de la magistrature.
Le choix de cet arbre, capable de vivre jusqu’à mille ans, a été arrêté en accord avec la famille. Symbole de force, de longévité et de justice, le chêne se veut aussi une réponse aux actes de vandalisme ayant récemment visé des arbres plantés en mémoire d’Ilan Halimi. « Ils peuvent bien tous les tronçonner, il en restera un dans le jardin de la République et sous sa protection », confie-t-on à l’Élysée.
Emmanuel Macron prononcera un discours attendu, dans lequel il dénoncera les « accusations infondées » et les discours de haine visant les Juifs de France. Le chef de l’État entend non seulement exprimer la solidarité de la Nation envers ses citoyens juifs, mais aussi nommer et qualifier les propagateurs de cette « propagande antisémite », qu’elle émane de l’extrême droite, de l’extrême gauche ou de cercles identitaires et communautaires.
Cet hommage intervient alors que le ministère de l’Intérieur vient de publier les chiffres des actes antireligieux pour 2025 : 1 320 actes antisémites ont été recensés, soit en moyenne un tous les trois jours, confirmant l’enracinement préoccupant de la haine antijuive dans le pays.