Iran : la France dénonce "la répression la plus brutale de l'histoire récente du pays"
Le ministre a souligné que la priorité de la France reste la sécurité de ses ressortissants sur place


Face à la répression sanglante en Iran qui aurait fait, selon certaines estimations entre 12 000 et 20 000 morts, la France hausse le ton face à Téhéran, dénonçant des violences sans précédent.
« Il semble que nous soyons confrontés à la répression la plus brutale de l’histoire récente de l’Iran, et elle doit cesser immédiatement », a déclaré ce mercredi sur RTL Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. Il a évoqué des « manifestants abattus à bout portant par des armes automatiques » et des « corps entassés dans des sacs dans des hôpitaux débordés ».
Le ministre a souligné que la priorité de la France reste la sécurité de ses ressortissants sur place, environ 900 personnes, ainsi que celle des agents de l’ambassade. Il a également fait référence à Cécile Kohler et Jacques Paris, libérés en novembre 2025 mais soumis à une interdiction de quitter le pays. Les Français présents en Iran sont invités « à limiter leurs déplacements en raison du risque de détention arbitraire ». Le ministre a précisé que Cécile Kohler et Jacques Paris « sont en sécurité à l’ambassade et que la France souhaite leur retour définitif ». « C’est une procédure iranienne qui doit suivre son cours », a-t-il ajouté.
Répondant aux critiques, Jean-Noël Barrot a affirmé que la France n’avait pas fait preuve de complaisance envers le régime des mollahs. Il a rappelé que « en septembre dernier, juste avant la sortie de prison de Cécile Kohler et Jacques Paris, la France a rétabli des embargos mondiaux sur les armes et certains équipements nucléaires, levés il y a dix ans ».