L’ambassade d’Israël en France dénonce le refus de remplacer un drapeau israélien dégradé à Paris
L’Ambassade d’Israël en France accuse les organisateurs d’avoir cédé à la violence après le retrait d’un drapeau israélien volontairement dégradé à Paris.


L’Ambassade d’Israël en France a dénoncé mercredi la décision de ne pas remplacer un drapeau israélien dégradé dans l’installation artistique « La Re-prise de la Bastille », présentée place de la Bastille dans le cadre de la Paris Design Week.
Cette œuvre de Claire Renard et Jean-Sébastien Blanc rassemble les drapeaux des États membres et observateurs des Nations unies, confectionnés à partir de vêtements recyclés. Elle entend promouvoir la paix, l’unité et le dialogue entre les peuples.
Selon l’ambassade, le drapeau israélien, installé en hauteur sur un site placé sous surveillance permanente, a fait l’objet d’une dégradation volontaire. La représentation diplomatique affirme avoir proposé de fournir elle-même un nouveau drapeau aux dimensions appropriées.
La Ville de Paris, le Centre des monuments nationaux, la Paris Design Week et les artistes auraient toutefois décidé de retirer le drapeau sans le remplacer afin d’« éviter toute nouvelle détérioration du monument », d’après le communiqué.
L’ambassade estime que le retrait du seul drapeau israélien est incompatible avec les valeurs affichées par l’installation. Elle dénonce une « capitulation inacceptable à la violence » et à une forme de « terrorisme culturel ».
La représentation israélienne réclame l’ouverture d’une enquête afin d’identifier les auteurs de la dégradation et de déterminer si des défaillances dans la surveillance ont pu favoriser les faits.
« On ne peut pas célébrer l’unité en retirant un drapeau parce qu’il a été pris pour cible. Un symbole dégradé doit être remplacé, pas effacé », conclut l’Ambassade d’Israël en France.