L’Arabie saoudite prévoit la construction de trois parcs d’attractions près de Paris
Le projet de six milliards d’euros, qui comprendrait un parc consacré aux mangas, pourrait créer 22 000 emplois directs dans le Val-d’Oise.


L’Arabie saoudite et la France ont signé lundi 24 août un protocole d’accord prévoyant la création de trois parcs d’attractions près de Cergy-Pontoise, en région parisienne, a annoncé l’Élysée à l’occasion de la visite du prince héritier Mohammed ben Salmane.
L’un de ces parcs devrait être consacré à l’univers des mangas, avec notamment une place importante accordée à la franchise japonaise Dragon Ball. Le projet représenterait un investissement saoudien d’environ six milliards d’euros et pourrait générer 22 000 emplois directs, selon les estimations officielles rapportées par BFMTV.
Emmanuel Macron a présenté cette initiative comme un projet « sans précédent », évoquant « du jamais vu depuis Disneyland Paris ».
Selon l’Élysée, l’idée serait née lors d’une rencontre entre le président français et Mohammed ben Salmane à Riyad, en décembre 2024. Les deux dirigeants auraient alors découvert leur intérêt commun pour les mangas et particulièrement pour Dragon Ball Z.
Le futur complexe devrait être construit à Courdimanche, dans le Val-d’Oise, sur le site de l’ancien parc Mirapolis, fermé depuis 1991.
Ouvert en 1987 autour des légendes et des contes français, Mirapolis n’avait accueilli que 800 000 visiteurs lors de sa première année, très loin des deux millions espérés. Le parc avait finalement cessé ses activités après seulement quatre ans, notamment en raison de difficultés financières et de la concurrence du Parc Astérix.
Plusieurs réunions consacrées au nouveau projet auraient été organisées depuis avril entre l’Élysée, la région Île-de-France, les communes concernées et les agences chargées de l’attractivité du territoire.
Le principal investisseur pressenti est Qiddiya Investment Company, filiale du fonds souverain saoudien Public Investment Fund spécialisée dans le divertissement, le sport et la culture.
La présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, a affirmé que les autorités régionales travaillaient sur le projet depuis dix-huit mois. Elle l’a décrit comme une initiative « de l’ampleur de Disney » susceptible de renforcer considérablement l’attractivité touristique de la région.
Le protocole d’accord constitue toutefois une première étape. Le calendrier des travaux et la date d’ouverture des parcs n’ont pas encore été précisés.