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La justice condamne une étudiante pour l’exclusion d’élèves juifs sur Instagram


La justice a retenu le caractère antisémite des faits, alors que deux des victimes ont depuis quitté l’université.

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  • Antisémitisme
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  • Sorbonne
La police française a évacué lundi plusieurs dizaines d’étudiants de l’université de la Sorbonne après l’occupation de la cour principale de l’établissement par des manifestants pro-palestiniens à Paris, le 29 avril 2024
La police française a évacué lundi plusieurs dizaines d’étudiants de l’université de la Sorbonne après l’occupation de la cour principale de l’établissement par des manifestants pro-palestiniens à Paris, le 29 avril 2024AP Photo/Christophe Ena

Une étudiante de la Sorbonne a été condamnée vendredi à quatre mois de prison avec sursis pour harcèlement scolaire aggravé par un motif discriminatoire lié à l’appartenance à la religion juive, a rapporté le site RMC. La jeune femme, âgée de 18 ans au moment des faits, avait exclu plusieurs étudiants d’un groupe Instagram de première année d’économie après avoir identifié certains d’entre eux comme juifs ou supposés « sionistes ».

L’affaire avait éclaté en septembre dernier lorsqu’elle avait publié sur le groupe intitulé « Groupe L1 éco Sorbonne » : « S’il y a d’autres sionistes dans ce groupe en plus de ceux que j’ai déjà tej, vous pouvez d’ores et déjà le quitter. On veut pas de vous ici. » Le tribunal correctionnel de Paris l’a reconnue coupable à l’égard de l’une des trois étudiantes exclues et l’a relaxée pour les deux autres. Elle devra également effectuer un stage de deux jours au Mémorial de la Shoah.

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Lors de l’audience, la prévenue a soutenu qu’elle n’avait pas ciblé les victimes en raison de leur identité juive mais de leurs positions supposées sur Israël. Les enquêteurs ont toutefois relevé plusieurs messages troublants, notamment lorsqu’elle justifiait l’exclusion d’une étudiante en évoquant son appartenance aux Éclaireuses et Éclaireurs israélites de France (EEIF), un mouvement scout juif sans engagement politique. Dans un autre message, elle écrivait : « Heureusement que j’ai dit sioniste et pas juif... mdr. »

L’affaire avait suscité une vive polémique après que la section disciplinaire de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne avait refusé de sanctionner l’étudiante. Deux des victimes ont depuis quitté l’établissement. Selon des témoignages recueillis lors du procès, elles avaient été profondément choquées et avaient fait l’objet d’un climat d’hostilité sur le campus.


L’université a indiqué « prendre acte » du jugement et a réaffirmé que l’antisémitisme, la haine et le racisme n’avaient pas leur place au sein de l’institution.

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