Mahdieh Esfandiari condamnée à un an de prison ferme et bannie du territoire français
Reconnaissant avoir administré une chaîne Telegram relayant des contenus saluant les attaques du 7 octobre, l’Iranienne a été condamnée à un an de prison ferme.


L’Iranienne Mahdieh Esfandiari a été condamnée ce jeudi 26 février à un an de prison ferme assorti d’une interdiction définitive du territoire français pour apologie du terrorisme. Âgée de 39 ans, la traductrice était poursuivie pour des propos tenus en ligne glorifiant les massacres du 7 octobre 2023 et pour provocation à un acte de terrorisme, injures publiques à caractère antisémite et association de malfaiteurs. Elle contestait les accusations.
Le parquet avait requis quatre ans de prison dont trois avec sursis, ainsi qu’une interdiction définitive du territoire, estimant toutefois qu’une réincarcération n’était pas nécessaire après huit mois de détention provisoire effectués jusqu’en octobre dernier.
L’enquête avait été ouverte fin octobre 2023 après un signalement visant un compte Telegram intitulé « Axe de la Résistance », accusé de faire l’apologie de l’attaque du 7 octobre et de diffuser des messages haineux. Les investigations ont conduit à identifier Mahdieh Esfandiari comme administratrice de plusieurs canaux. Parmi les propos retenus figurent des messages saluant l’attaque et remerciant « la République islamique d’Iran » pour son soutien à la « Résistance ».
Au-delà du volet pénal, l’affaire revêt une dimension diplomatique sensible. Soupçonnée par Paris d’être un agent d’influence du régime iranien, la prévenue a été évoquée par Téhéran comme possible monnaie d’échange contre les Français Cécile Kohler et Jacques Paris, détenus en Iran depuis plus de trois ans.
La défense a dénoncé une criminalisation d’un engagement politique, tandis que l’accusation a souligné un contexte d’« ingérence étrangère ».