Maroc, Algérie, Israël : les principales destinations des fugitifs français recherchés
En Israël, 91 % des fugitifs français sont recherchés pour des infractions financières. Au Maroc, 49 % le sont pour trafic de drogue, en Algérie et Tunisie, 41 % et 47 % pour des faits de droit commun


Le Maroc, l'Algérie et Israël arrivent en tête des pays où sont susceptibles de se réfugier les fugitifs recherchés par la France, selon une note interne de la Brigade nationale de recherche des fugitifs (BNRF) consultée par BFMTV. Le document s'appuie sur les notices rouges d'Interpol en cours, qui permettent de demander la localisation et l'arrestation d'une personne recherchée à l'étranger.
D'après cette analyse, le Maroc arrive largement en tête avec 218 fugitifs français susceptibles de s'y trouver. L'Algérie occupe la deuxième place avec 124 personnes, devant Israël (87), la Tunisie (59) et les Émirats arabes unis (48). La Turquie arrive en sixième position, suivie du Royaume-Uni avec 34 fugitifs recensés et des États-Unis avec 20.
La BNRF a également étudié la nature des infractions reprochées en fonction des pays. Israël se distingue très nettement par les affaires financières : 91 % des fugitifs français susceptibles de s'y trouver sont recherchés pour ce type d'infractions.
Le profil est différent au Maroc, où 49 % des fugitifs recensés sont recherchés dans des affaires de trafic de stupéfiants. En Algérie et en Tunisie, les infractions de droit commun et les violences contre les personnes sans lien avec la criminalité organisée arrivent en tête, représentant respectivement 41 % et 47 % des cas. Cette catégorie englobe notamment les violences conjugales et intrafamiliales, les soustractions d'enfants, les viols et d'autres atteintes sexuelles.
Aux Émirats arabes unis, la répartition est plus équilibrée. Les infractions financières représentent 38 % des fugitifs français susceptibles de s'y trouver, devant les affaires de stupéfiants (33 %) et la criminalité organisée hors trafic de drogue (25 %). Les faits de droit commun représentent les 4 % restants.
Les infractions liées au terrorisme ne figurent pas dans cette analyse, leur traitement relevant d'autres services spécialisés.