Paris 1 : un an avec sursis pour l’auteur du sondage antisémite visant des étudiants juifs
L’affaire, qui avait profondément choqué le monde universitaire, avait également révélé l’exclusion d’étudiants en raison de leurs noms à consonance juive.


La justice française a condamné un étudiant impliqué dans l’affaire du sondage antisémite diffusé sur un groupe WhatsApp d’étudiants de Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, où apparaissait la question : « Les juifs, pour ou contre ? ».
https://x.com/i/web/status/2056720203321385273
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L’Organisation juive européenne (OJE) rapporte que l’étudiant a été reconnu coupable de discrimination et condamné à un an de prison avec sursis. Le tribunal lui a également imposé un stage au Mémorial de la Shoah ainsi que le versement de 1 000 euros de dommages et intérêts à l’OJE.
L’affaire avait éclaté ens septembre 2025 après plusieurs incidents signalés au sein de groupes WhatsApp liés à des étudiants de première année d’économie à Paris 1. Des étudiants avaient été exclus d’un groupe de discussion en raison de leurs noms à consonance juive. Certains messages consultés par les médias indiquaient notamment : « On ne veut pas de vous ici », accompagné d’un drapeau palestinien.
Quelques semaines plus tard, un autre groupe WhatsApp avait lancé un sondage intitulé : « Les juifs, pour ou contre ? », provoquant une vague d’indignation sur les réseaux sociaux et dans le monde universitaire.
À l’époque, plusieurs étudiants avaient dénoncé un climat devenu anxiogène pour les étudiants juifs sur le campus. Yossef Murciano avait affirmé que de nombreux étudiants vivaient désormais avec « l’inquiétude de savoir quand un acte antisémite allait leur tomber dessus ».
L’université Paris 1 avait rapidement condamné des « dérives inadmissibles » et transmis les éléments à la justice tout en engageant des procédures disciplinaires internes.
Ce jugement marque l’une des premières condamnations pénales liées à des actes antisémites commis dans des groupes étudiants sur les réseaux sociaux depuis la forte hausse des tensions observée dans les universités françaises après le 7 octobre 2023 et la guerre à Gaza.