Procès de Rima Hassan : Nous Vivrons dénonce une tentative de pression sur la justice
Les militants de Nous Vivrons ont été traités par les soutiens de Rima Hassan de "sodomisateurs", "violeurs", "génocidaires" ou encore de "femmelettes"


Le collectif Nous Vivrons s’est rendu ce mardi devant le tribunal de Paris afin de dénoncer le rassemblement organisé en soutien à Rima Hassan, à l’appel de l’eurodéputée LFI et de plusieurs élus de La France insoumise. Selon le collectif, cette mobilisation visait à exercer une pression sur la justice, alors que l’élue était convoquée devant le tribunal correctionnel pour apologie du terrorisme.
Rima Hassan, 34 ans, est poursuivie pour un message publié le 26 mars sur X, depuis supprimé, dans lequel elle relayait une citation attribuée à Kōzō Okamoto, membre de l’Armée rouge japonaise et auteur de l’attentat de l’aéroport de Lod, en Israël, le 30 mai 1972. Cette attaque, menée au nom du Front populaire de libération de la Palestine, avait fait 26 morts et une centaine de blessés. Le message avait été signalé au parquet par le ministre de l’Intérieur ainsi que par plusieurs associations, dont l’Organisation juive européenne et la Licra.
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L’audience a finalement été renvoyée aux 19 et 20 octobre 2026, à la demande de l’avocat de Rima Hassan. La défense conteste les poursuites, dénonçant un "acharnement judiciaire" et estimant que le dossier relève davantage du débat sur la liberté d’expression que du droit pénal.
Dans un post publié sur Instagram, Nous Vivrons affirme avoir voulu défendre "la séparation des pouvoirs" et "l’État de droit", présentés comme des principes "non négociables" en République. Le collectif assure que plusieurs de ses militants ont été pris à partie par des manifestants présents sur place, qui les auraient insultés en les qualifiant notamment de "sodomisateurs", "violeurs", "génocidaires" ou encore de "femmelettes".
"Personne n’est au-dessus des lois. La justice ne doit céder à aucune pression politique", a déclaré le collectif, affirmant vouloir continuer à défendre la République, qu’il présente comme "le meilleur rempart contre l’antisémitisme et toutes les formes de haine".
Ce procès intervient dans un contexte de multiplication des procédures pour apologie du terrorisme depuis les attaques du Hamas du 7 octobre 2023. La Cour de cassation a récemment confirmé que qualifier ces attaques d’"actes de résistance" pouvait relever de cette infraction. En cas de condamnation pour apologie du terrorisme commise en ligne, Rima Hassan encourt jusqu’à sept ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende.