Raphaël Glucksmann confirme sa non participation à la primaire de la gauche unie
Le fait qu’une partie des participants à cette primaire soit favorable à des accords avec Jean-Luc Mélenchon le rend incompatible avec ses positions


L’eurodéputé et chef de file du parti Place publique, Raphaël Glucksmann, a annoncé ce lundi sur BFMTV-RMC qu’il ne participerait pas à la primaire de la gauche unie, prévue le 11 octobre prochain. "Je n’en serai pas, je n’y crois pas", a-t-il déclaré, confirmant ainsi son retrait du processus.
Selon lui, la primaire traduit une volonté de ne pas trancher entre les deux principaux courants de la gauche. "D’un côté, Jean-Luc Mélenchon, le populisme, la brutalisation du débat public, le refus de l’Union européenne. De l’autre, une gauche sociale-démocrate qui assume de vouloir gouverner le pays et qui est viscéralement pro-européenne", a-t-il expliqué. Pour Glucksmann, le fait qu’une partie des participants à cette primaire soit favorable à des accords avec Jean-Luc Mélenchon le rend incompatible avec ses positions.
L’eurodéputé propose plutôt au Parti socialiste de créer "une plate-forme commune" afin de clarifier l’identité politique de la gauche réformiste et de lancer une dynamique électorale cohérente. Cette idée s’inscrit dans un contexte où plusieurs socialistes, dont François Hollande, plaident pour une fédération allant du PS à Place publique, en passant par Bernard Cazeneuve et Yannick Jadot, capable de désigner un candidat consensuel.
Samedi dernier à Tours, les partis écologistes et certaines figures de la gauche radicale, comme Clémentine Autain (L’Après), François Ruffin (Debout !) et l’ancienne candidate à Matignon Lucie Castets, ont officiellement lancé la primaire destinée à permettre à leur candidat de se qualifier pour le second tour de la présidentielle. Parmi les grands absents de cette initiative figurent Place publique, La France insoumise et le Parti communiste.
Si le PS, représenté par Olivier Faure, est favorable au maintien du processus, la validation de la primaire devra être soumise après les municipales au vote des militants socialistes. Faure n’a pas encore précisé s’il serait candidat, tandis que Clémentine Autain, Marine Tondelier et François Ruffin ont déjà exprimé leur intention de participer.
Cette annonce de Raphaël Glucksmann marque un nouveau coup de théâtre dans l’organisation de la gauche en vue de l’élection présidentielle de 2027, mettant en lumière les divisions persistantes entre ses différentes composantes.