Rima Hassan jugée pour apologie publique de crime
L’eurodéputée LFI comparaît ce mercredi à Paris pour deux publications liées au collectif Némésis et aux exécutions de Palestiniens par le Hamas à Gaza.


Rima Hassan est attendue ce mercredi 16 septembre devant le tribunal judiciaire de Paris. L’eurodéputée de La France insoumise doit répondre de deux publications diffusées sur les réseaux sociaux en 2025.
Elle est poursuivie pour « apologie publique de crime ou délit » ainsi que pour « provocation publique et directe non suivie d’effet à commettre un crime ou un délit ». Chacune de ces infractions est passible de cinq ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende, selon les éléments communiqués par le parquet de Paris.
Le premier dossier remonte au 8 mars 2025. À la suite d’une manifestation féministe organisée à Paris, Rima Hassan avait relayé sur Instagram un carrousel de photographies publié par un comité étudiant propalestinien de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
https://x.com/i/web/status/2099534544055476359
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L’une des images montrait un graffiti appelant à « dissoudre Némésis à l’acide », en référence au collectif féministe identitaire. Sa présidente, Alice Cordier, avait dénoncé un appel à la violence.
Rima Hassan a affirmé aux enquêteurs avoir partagé la publication sans avoir vu cette image. Une fois alertée, elle aurait demandé au groupe étudiant de la retirer, selon Le Monde.
La seconde poursuite concerne une publication diffusée le 20 octobre 2025. L’eurodéputée avait partagé un article du média américain Mondoweiss relatant les exécutions par le Hamas de Palestiniens accusés de collaborer avec Israël.
https://x.com/i/web/status/1980285503879671958
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La publication était accompagnée de la formule « un par un ». La justice doit déterminer si ces mots constituaient une approbation des exécutions ou s’ils se limitaient à reprendre le contenu de l’article partagé.
Ce procès est distinct de la procédure visant Rima Hassan pour apologie du terrorisme, dont l’audience a été renvoyée au mois d’octobre. Cette autre affaire porte sur une publication citant Kozo Okamoto, membre de l’Armée rouge japonaise impliqué dans l’attentat de l’aéroport de Lod en 1972, qui avait fait 26 morts.
L’immunité parlementaire de Rima Hassan ne fait pas obstacle à ces poursuites, les publications visées n’ayant pas été diffusées dans l’exercice direct de ses fonctions au Parlement européen. L’eurodéputée reste présumée innocente jusqu’à une éventuelle condamnation définitive.