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Donald Trump envisage des frappes contre l’Iran avant les élections de mi-mandat
La Maison-Blanche étudierait plusieurs scénarios militaires susceptibles d’être lancés avant le scrutin du 3 novembre. Aucune décision définitive n’aurait toutefois été prise.


La Maison-Blanche a demandé au Pentagone de préparer des options de frappes contre l’Iran pouvant être mises en œuvre avant les élections américaines de mi-mandat du 3 novembre, rapporte mercredi The Atlantic, citant deux responsables de l’administration.
Le Commandement central américain, chargé des opérations militaires au Moyen-Orient, travaille actuellement à l’élaboration de ces scénarios. Les cibles potentielles, l’ampleur d’une éventuelle opération et son calendrier restent toutefois en discussion. Donald Trump n’a, à ce stade, donné aucune autorisation définitive.
Selon le magazine américain, certains responsables de l’administration estiment que des frappes limitées permettraient au président d’afficher une avancée militaire dans le conflit avant le scrutin. La Maison-Blanche chercherait également à répondre aux inquiétudes liées à la hausse du prix de l’essence.
Les partisans de cette option reconnaissent néanmoins qu’une opération limitée ne suffirait pas à contraindre Téhéran à conclure un accord, à sécuriser la navigation dans le détroit d’Ormuz ou à faire baisser les prix du carburant avant les élections.
Des scénarios plus larges après le scrutin
Le Pentagone aurait également présenté des options pouvant être mises en œuvre après le 3 novembre. Celles-ci iraient de frappes ciblées à une campagne militaire plus vaste, susceptible de viser de nouvelles installations de l’industrie énergétique iranienne.
Plusieurs conseillers de Donald Trump recommanderaient d’attendre la fin du scrutin. Ils redoutent qu’une reprise des combats, notamment si des militaires américains étaient tués, ne pénalise les candidats républicains.
Interrogé par The Atlantic, un responsable de la Maison-Blanche a simplement affirmé que le président disposait « de toutes les options, à tout moment », sans répondre précisément sur le calendrier envisagé.
Ces discussions interviennent alors que le Pentagone examine un renforcement de la présence navale américaine au Moyen-Orient. Environ 50 000 militaires américains seraient actuellement déployés dans la région.
Les discussions avec Téhéran se poursuivent
Parallèlement à ces préparatifs militaires, Washington et Téhéran continueraient de communiquer par l’intermédiaire de médiateurs. Les deux pays restent cependant en désaccord sur les conditions d’un cessez-le-feu, les restrictions imposées par les États-Unis et la réouverture du détroit d’Ormuz.
Les tensions portent également sur le programme nucléaire iranien. Le vice-président américain JD Vance a déclaré qu’un accord nécessiterait une réduction concrète et significative des capacités d’enrichissement d’uranium de l’Iran.