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"Il détruit la ville" : la nouvelle taxe qui enflamme New York
« Cette taxe est destinée spécifiquement aux ultra-riches », a affirmé Zohran Mamdani.


Le maire de New York, Zohran Mamdani, a annoncé la mise en place d’une nouvelle taxe visant les propriétaires de résidences secondaires d’une valeur supérieure à 5 millions de dollars qui ne vivent pas dans la ville. Une mesure qui suscite déjà une vive polémique, tant sur ses modalités que sur ses conséquences économiques.
Si les autorités municipales n’ont pas encore précisé les critères d’évaluation des biens, ni la manière de déterminer la résidence principale ou secondaire, cette taxe pourrait rapporter environ 500 millions de dollars par an selon les projections budgétaires. « Cette taxe est destinée spécifiquement aux ultra-riches », a affirmé Zohran Mamdani.
Le maire a notamment cité des exemples emblématiques, comme le milliardaire Ken Griffin, qui avait déboursé 238 millions de dollars pour un penthouse à Midtown, ou encore l’homme d’affaires russe Alexander Varshavsky, propriétaire d’un appartement à Columbus Circle acquis pour 20,5 millions de dollars.
Mais la mesure est loin de faire l’unanimité. Le milliardaire pro-israélien Bill Ackman a vivement critiqué le projet : « Mamdani aime le slogan “taxer les riches”. Malheureusement, sa politique nuira aux populations qu’il prétend aider », a-t-il écrit. Selon lui, les propriétaires de résidences inoccupées ne pèsent pas sur les services municipaux tout en injectant des capitaux importants dans l’économie locale. Il met également en garde contre un exode des entreprises vers des villes comme Miami.
Le président américain Donald Trump, potentiellement concerné par la mesure, a lui aussi dénoncé une politique « totalement erronée » : « Il détruit New York ! », a-t-il écrit, estimant que ce type de fiscalité pousse les investisseurs à fuir.
La taxe pourrait affecter près de 13 000 propriétaires, dont des figures majeures comme Jeff Bezos. Reste une incertitude de taille : identifier certains biens détenus via des structures offshore pourrait s’avérer particulièrement complexe.