Messages anti-israéliens : la performance des The Strokes au festival Coachella
Le groupe The Strokes a provoqué une vive polémique à Coachella en diffusant sur la scène un montage visuel mêlant messages anti-israéliens et critiques frontales de la politique américaine.


Le groupe américain The Strokes a conclu dans la nuit de samedi à dimanche sa deuxième prestation au festival de Coachella par un montage visuel à forte charge politique, suscitant une vive polémique sur les réseaux sociaux en raison de messages jugés anti-israéliens et d’une critique de la politique américaine.
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Sur la scène principale, peu avant l’entrée en scène de Justin Bieber, le groupe a choisi d’exprimer publiquement sa position sur les conflits internationaux en cours. Le point culminant du spectacle est intervenu lors de l’interprétation du titre Oblivius (2016). Sur les écrans géants, un montage d’images montrait des destructions en Iran accompagnées du message : « Plus de 30 universités ont été détruites en Iran ». Dans la foulée, une vidéo représentant un missile frappant un bâtiment était diffusée, présentée comme « la dernière université de Gaza » visée par une frappe aérienne.
La séquence s’est achevée dans le silence, les écrans s’éteignant brusquement tandis que les membres du groupe quittaient la scène sans commentaire supplémentaire.
Au-delà de ces images, la performance incluait également une attaque directe contre la CIA et le gouvernement des États-Unis. Des visuels de dirigeants sud-américains étaient projetés avec l’affirmation qu’ils avaient été renversés par l’agence américaine. Une image de Martin Luther King Jr. apparaissait également, accompagnée du message : « Le gouvernement américain a été reconnu coupable de son assassinat lors d’un procès civil ».
Cette mise en scène, mêlant critique géopolitique et engagement artistique, a immédiatement déclenché de nombreuses réactions, entre soutien et indignation, illustrant la sensibilité des prises de position politiques sur les grandes scènes culturelles internationales.