- i24NEWS
- International
- Amérique
- Les Etats-Unis "asphyxient" l'économie iranienne, affirme Scott Bessent
Les Etats-Unis "asphyxient" l'économie iranienne, affirme Scott Bessent
« Nous étouffons le régime. Il n’est plus en mesure de payer ses soldats. C’est un véritable blocus économique, mobilisant l’ensemble de l’appareil d’État », a-t-il affirmé.


Les États-Unis affirment intensifier la pression sur l’Iran en combinant action militaire et offensive financière d’ampleur. Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a déclaré que Washington « asphyxie » le régime iranien à travers un « blocus économique », mis en œuvre en complément des opérations militaires américaines.
Dans une interview à Fox News, Scott Bessent a expliqué que cette stratégie s’inscrit dans la continuité de la politique de « pression maximale » décidée en mars dernier par Donald Trump. « Il y a trois semaines, le président m’a donné l’ordre de lancer “Economic Fury” », a-t-il précisé, évoquant une initiative du Trésor destinée à soutenir l’opération militaire baptisée « Fureur épique ». « Nous étouffons le régime. Il n’est plus en mesure de payer ses soldats. C’est un véritable blocus économique, mobilisant l’ensemble de l’appareil d’État », a-t-il insisté.
Les tensions restent vives dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour les exportations d’hydrocarbures du Golfe. L’Iran a fortement restreint la circulation maritime dans la zone, tandis que la marine américaine bloque les navires à destination ou en provenance de ports iraniens.
Le département du Trésor affirme par ailleurs cibler les flux financiers destinés à soutenir le Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC). « Nous imposons des mesures économiques à toute personne tentant de transférer des fonds vers l’Iran pour aider l’IRGC », a indiqué Scott Bessent, dénonçant une institution « corrompue » accusée de détourner des ressources au détriment du peuple iranien.
Washington affirme également avoir identifié des avoirs détenus à l’étranger par des responsables iraniens et entend poursuivre leur traçage. Selon Bessent, ces fonds pourraient, à terme, être préservés « pour le peuple iranien » dans l’hypothèse d’un règlement du conflit.