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New York : l’épouse de Zohran Mamdani rattrapée par ses playlists anti-israéliennes
Selon une enquête de The Free Press, Rama Duwaji a administré deux playlists publiques sur Spotify contenant des titres anti-israéliens.


Selon une enquête de The Free Press, Rama Duwaji, son épouse, aurait créé ou alimenté deux playlists publiques sur Spotify dans les premiers mois de la guerre à Gaza, comprenant plusieurs titres hostiles à Israël, dont certains reprenaient des ressorts classiques de l’antisémitisme.
La première playlist, intitulée hungry but sexy for palestine (« affamée mais sexy pour la Palestine »), rassemblait notamment des morceaux aux titres explicites, comme Intifada, Ana Bakrah Israel (« Je hais Israël ») ou encore Amrikkka, graphie militante visant les États-Unis. Une seconde playlist, créée en janvier 2024, contenait un titre appelé FREE PALESTINE (« Palestine libre »), dont les paroles appelaient ouvertement à la disparition d’Israël dans un registre injurieux et haineux. Un autre morceau, intitulé ACAB — acronyme de All Cops Are Bastards (« Tous les policiers sont des salauds ») — reprenait également un slogan radical visant la police américaine.
Ni Rama Duwaji ni le bureau du maire n’ont souhaité commenter l’article. Selon The Free Press, les playlists ont toutefois été rendues privées après que le média a sollicité une réaction, et avant la publication de l’enquête. L’épouse du maire n’a pas confirmé que le compte Spotify lui appartenait.
Zohran Mamdani, figure de la gauche socialiste new-yorkaise, est déjà régulièrement critiqué pour ses positions sur Israël et pour sa prudence lorsqu’il s’agit de condamner certaines rhétoriques radicales se réclamant de la cause palestinienne. Cette nouvelle révélation fragilise davantage l’image de son administration, qui affirme pourtant lutter contre l’antisémitisme et protéger les Juifs new-yorkais.
Rama Duwaji s’était déjà excusée par le passé pour l’usage de termes jugés « blessants » en ligne, sans toutefois répondre précisément aux contenus anti-israéliens. L’enquête pose désormais une question plus large : peut-on revendiquer un rôle strictement privé lorsque son empreinte numérique, même ancienne, entre en collision avec la fonction publique de son conjoint ? À New York, où la communauté juive est l’une des plus importantes au monde, la réponse pourrait peser lourd.