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Toronto : les Juifs visés par 82 % des crimes de haine religieux en 2025
Représentant moins de 3 % de la population, ils ont été visés par 82 % de ces crimes et par 35 % de l’ensemble des incidents haineux signalés.


À Toronto, la communauté juive a été, en 2025, la principale cible des crimes de haine, selon un rapport présenté au Conseil des services policiers de la ville. Le document dresse un constat particulièrement alarmant : alors que les Juifs représentent moins de 3 % de la population torontoise, ils ont été visés par 82 % des crimes de haine à motivation religieuse et par 35 % de l’ensemble des incidents haineux signalés dans la ville.
La police a recensé 81 crimes de haine antijuifs sur l’année. Selon les responsables cités dans le rapport, un habitant juif de Toronto est désormais quatorze fois plus susceptible d’être victime d’un incident haineux qu’un autre résident de la ville. Ces chiffres confirment l’ampleur d’un phénomène que les organisations juives décrivent depuis plusieurs mois comme une flambée de violence antisémite à Toronto et dans sa grande région.
Depuis février, plusieurs synagogues ont été visées par des tirs, des commerces appartenant à des Juifs ont été vandalisés ou attaqués par balles, et des personnes juives identifiables ont été agressées dans l’espace public. La police de Toronto fait également état d’une hausse globale de 24 % des crimes de haine par rapport à la même période l’an dernier.
Michelle Stock, vice-présidente du Centre consultatif des relations juives et israéliennes, a qualifié les conclusions du rapport de « profondément alarmantes ». « Les Canadiens juifs sont ciblés simplement pour ce qu’ils sont », a-t-elle déclaré, appelant les gouvernements, les forces de l’ordre et les responsables civiques à mener une action coordonnée contre l’antisémitisme, l’extrémisme et les violences motivées par la haine.
Dans une ville souvent présentée comme l’un des symboles du multiculturalisme canadien, ces données soulignent une réalité plus sombre : l’antisémitisme n’y est plus seulement une inquiétude communautaire, mais un enjeu majeur de sécurité publique.