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Trump met en cause l’immigration après les émeutes en France : « Fermez vos frontières ! »
« L’immigration de personnes venues d’un monde totalement différent, de personnes animées de haine, a brisé ce pays qui fut jadis si grand », a-t-il affirmé


Donald Trump impute à l’immigration les violences qui ont éclaté dans plusieurs villes françaises, après des semaines de manifestations contre la hausse du coût de la vie et la dégradation des services publics. Dans un message publié ce dimanche sur Truth Social, il a appelé Paris à fermer ses frontières et à reprendre le contrôle de la situation.
« La France brûle ! », a écrit Donald Trump, estimant que l’arrivée de personnes issues de cultures très différentes contribuait au déclin du pays. « L’immigration de personnes venues d’un monde totalement différent, de personnes animées de haine, a brisé ce pays qui fut jadis si grand », a-t-il affirmé, avant d’exhorter les autorités françaises à agir : « Fermez vos frontières et reprenez le contrôle, avant qu’il ne soit trop tard ! »
Ces déclarations interviennent après une nouvelle journée de violences, samedi, dans plusieurs grandes villes. À Limoges, l’hôtel de ville, un bâtiment vieux de 143 ans, a été ravagé par un incendie, tandis que son clocher s’est effondré. À Marseille, des individus masqués ont pénétré dans l’hôtel de ville et dégradé les locaux. À Lyon, l’office de tourisme a également été incendié.
Le mouvement de protestation, lancé le mois dernier par des lycéens dans des quartiers défavorisés de la région parisienne, s’est progressivement élargi aux questions du pouvoir d’achat, des inégalités et de la dégradation des services publics. Si la majorité des rassemblements se sont déroulés pacifiquement, des groupes de manifestants ont affronté les forces de l’ordre, pillé des commerces et saccagé des bâtiments publics. Des policiers, des journalistes et des équipements publics ont également été pris pour cible.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a condamné les violences et dénoncé les tentatives d’instrumentalisation politique à l’approche de l’élection présidentielle de 2027. « Nous ne nous laisserons pas intimider. Personne n’imposera son programme politique par la violence », a-t-il écrit sur X. Il a fait état d’environ 1 200 arrestations.
La mobilisation aurait rassemblé entre 550 000 personnes, selon le ministère de l’Intérieur, et 800 000, selon la CGT et d’autres organisateurs.
Le président Emmanuel Macron a lui aussi condamné les destructions et promis que leurs auteurs seraient poursuivis. Il a dénoncé les « semeurs de chaos » qui, selon lui, cherchent à affaiblir les institutions et à empêcher l’expression pacifique des revendications. Il doit s’adresser aux Français dimanche soir.