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Trump prépare sa riposte : veto et décrets contre le nouveau Congrès
Avant la fermeture des bureaux de vote, le président américain avait promis de bloquer les textes démocrates et évoqué un recours accru aux décrets pour poursuivre son programme.


Donald Trump avait préparé sa réponse à une éventuelle défaite républicaine aux élections de mi-mandat : opposer son veto aux projets de loi démocrates et s’appuyer davantage sur les pouvoirs exécutifs. Dans un entretien accordé mardi à CBS News, avant la fermeture des bureaux de vote, le président américain s’est dit capable de poursuivre son programme même face à un Congrès contrôlé par l’opposition.
« J’ai le pouvoir ultime : le droit de veto », a-t-il déclaré, accueillant favorablement la perspective d’être surnommé « Monsieur Veto ». Les démocrates ont depuis remporté la Chambre des représentants et le Sénat.
Donald Trump a présenté le veto comme un instrument susceptible de contraindre ses adversaires à négocier. « Traditionnellement, on oppose son veto pendant quelques mois, puis ils reviennent et disent : “Il faut qu’on trouve un accord” », a-t-il affirmé.
Le président a également évoqué la possibilité de poursuivre ses priorités par décrets. Citant des décisions de la Cour suprême qui auraient, selon lui, renforcé l’autorité présidentielle, il a assuré que la Maison Blanche conserverait une importante capacité d’action.
« La présidence, notre présidence, est considérée comme une présidence forte. On peut faire beaucoup de choses », a-t-il déclaré.
Selon CBS News, l’administration avait déjà engagé des discussions sur les mesures exécutives envisageables en cas de perte du Congrès. Le chef de cabinet adjoint Stephen Miller et le directeur du Bureau de la gestion et du budget, Russell Vought, participeraient à ces échanges, qui porteraient notamment sur l’immigration et le commerce.
Au moment de l’entretien, Donald Trump affichait encore son optimisme quant aux chances républicaines, attribuant l’amélioration qu’il percevait à sa mobilisation pendant la campagne. Il a revendiqué 33 meetings en 29 jours, estimant que cette tournée avait permis de faire passer son message et de susciter l’enthousiasme.
Il s’était toutefois gardé de prédire une victoire. « On verra bien », avait-il répondu, reconnaissant que les élections pouvaient réserver des surprises.
Après le scrutin, Donald Trump a félicité les démocrates, tout en maintenant sa volonté de bloquer les décisions qu’il juge excessives. Il a également attribué une partie du revers de son camp à l’Iran, alors que la guerre et le coût de la vie ont pesé sur les préoccupations des électeurs.