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"Un agenda sioniste" : une conseillère musulmane démissionne de la commission de Trump sur la liberté religieuse
Elle proteste notamment contre l’éviction d’une commissaire critique d’Israël et contre la politique de l’administration Trump au Moyen-Orient.


Sameerah Munshi, membre du conseil consultatif de la Commission américaine sur les libertés religieuses créée par l’administration Trump, a annoncé jeudi sa démission, dénonçant ce qu’elle décrit comme un « agenda politique sioniste » au sein de l’institution.
https://x.com/i/web/status/2032274368579956823
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Dans une lettre publiée en ligne, cette militante musulmane a expliqué quitter ses fonctions pour protester contre le renvoi récent de la commissaire Carrie Prejean Boller. Cette dernière avait été écartée le mois dernier après avoir utilisé une audition consacrée à l’antisémitisme pour exprimer son opposition à Israël et au sionisme.
« Dans ce pays, des croyants voient leur liberté d’expression restreinte et parfois même leur sécurité menacée en raison de leurs convictions concernant la Palestine, au profit d’un agenda politique sioniste », a écrit Munshi dans sa lettre de démission.
Elle estime que l’éviction de Carrie Prejean Boller constitue une atteinte à la liberté religieuse et à la liberté d’expression, affirmant que la commissaire avait exprimé « des opinions fondées sur sa foi ».
La démission intervient dans un contexte de fortes tensions autour du conflit au Moyen-Orient et des débats aux États-Unis sur la frontière entre critique d’Israël et antisémitisme.
Le Conseil des relations américano-islamiques (CAIR) a salué la décision des deux femmes, estimant qu’elles avaient défendu la liberté d’expression religieuse. Dans un communiqué, l’organisation a accusé la commission d’être désormais utilisée pour « protéger Israël de toute critique ».
Munshi, diplômée récente de l’université Brown, avait rejoint la commission à titre consultatif. Elle s’était auparavant fait connaître dans les milieux conservateurs pour sa contestation d’une politique scolaire dans le Maryland concernant les programmes éducatifs liés aux questions LGBTQ.
Dans sa lettre de démission, elle a également critiqué la politique étrangère de Washington, affirmant que la guerre contre l’Iran était menée « à l’instigation d’un État génocidaire », en référence à Israël.
Créée par Donald Trump l’an dernier, la Commission sur les libertés religieuses avait pour mission officielle de proposer des recommandations pour renforcer la protection de la liberté religieuse aux États-Unis.