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Après un mois de calme, nouveaux affrontements entre l'Iran et les Etats-Unis
Les États-Unis ont frappé des lanceurs appartenant aux Gardiens de la révolution sur une île du détroit d’Ormuz, entraînant une riposte de Téhéran


Une nouvelle séquence d’affrontements directs entre Washington et Téhéran s’est déroulée dans la nuit de dimanche à lundi, avec des frappes américaines contre des positions des Gardiens de la révolution en Iran, suivies de tirs iraniens visant des forces américaines stationnées dans plusieurs pays de la région.
Les États-Unis ont d’abord annoncé avoir frappé des lanceurs appartenant aux Gardiens de la révolution sur une île du détroit d’Ormuz. Selon un haut responsable américain cité par Reuters, les installations ciblées étaient en préparation pour lancer des missiles capables de déployer des mines navales dans cette voie maritime stratégique.
Le Commandement central américain (CENTCOM) a présenté l’opération comme une action « ciblée et limitée » destinée à neutraliser une menace immédiate contre la navigation internationale. Washington affirme avoir récemment achevé le déminage des principales voies de circulation dans le détroit et assure vouloir empêcher toute nouvelle tentative iranienne d’en perturber le trafic.
Des médias iraniens ont fait état de plusieurs explosions dans la zone. L’agence Tasnim, citant des informations encore préliminaires, a évoqué deux morts et deux blessés, tout en avançant l’hypothèse d’une attaque menée à l’aide de drones.
Quelques heures plus tard, Téhéran aurait lancé une riposte contre des forces américaines stationnées en Jordanie. Selon des informations rapportées par Fox News, la majorité des missiles ont été interceptés et l’attaque n’aurait causé aucun dommage significatif.
L’armée iranienne a également affirmé lundi matin avoir visé à l’aide de drones une base aérienne américaine située aux Émirats arabes unis.
Le président iranien Massoud Pezeshkian avait auparavant averti que son pays répondrait à toute nouvelle attaque. Avant son départ pour le Kirghizistan, où il doit participer au sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai, il a déclaré que l’Iran ne recherchait pas la guerre mais ne resterait pas « les bras croisés » face à une agression.
« Nous répondrons avec fermeté », a-t-il assuré, tout en estimant que l’instabilité régionale ne servait les intérêts d’aucun pays.
Le président américain Donald Trump est lui aussi intervenu sur les réseaux sociaux au cours de la nuit. Il a publié une vidéo générée par intelligence artificielle montrant une île soumise à d’intenses bombardements, accompagnée du commentaire : « L’île de Kharg est réduite en miettes par les bombardements. »
Cette publication intervient alors que Washington continue d’exercer une forte pression sur Téhéran afin d’obtenir la réouverture complète du détroit d’Ormuz et l’acceptation des conditions américaines pour mettre fin au conflit.
Plus de 50 000 militaires américains resteraient actuellement mobilisés dans la région sous l’autorité du CENTCOM, alors que la Maison-Blanche maintient que toutes les options demeurent sur la table.
Cette forte mobilisation commence toutefois à susciter des réserves au sein même de l’appareil militaire américain. Selon le Washington Post, plusieurs hauts responsables des forces armées ont averti le secrétaire à la Défense Pete Hegseth que le maintien prolongé d’importants moyens au Moyen-Orient pourrait fragiliser la capacité des États-Unis à répondre à d’autres menaces dans le monde.