- i24NEWS
- International
- Cyberattaque : des hackers liés à l’Iran paralysent une centrale électrique britannique
Cyberattaque : des hackers liés à l’Iran paralysent une centrale électrique britannique
Selon le quotidien britannique, il s’agit de l’attaque informatique la plus importante menée jusqu’à présent contre ce type d’infrastructure dans le pays.


Des hackers liés au régime iranien ont réussi à mettre hors service pendant quatre jours une centrale électrique au Royaume-Uni, rapporte le Telegraph. Selon le quotidien britannique, il s’agit de l’attaque informatique la plus importante menée jusqu’à présent contre ce type d’infrastructure dans le pays.
Les autorités britanniques ont refusé de révéler le nom de la centrale visée pour des raisons de sécurité, mais ont confirmé que les équipes du site avaient travaillé durant plusieurs jours pour rétablir son fonctionnement. L’installation, de taille relativement modeste, n’a toutefois provoqué aucune perturbation générale de l’approvisionnement en électricité du Royaume-Uni.
Des experts estiment que l’objectif de l’opération était avant tout de démontrer la capacité de hackers liés à l’Iran à pénétrer des systèmes sensibles britanniques, plutôt que de causer des dégâts importants à la population.
À la suite de l’attaque, le gouvernement britannique a informé les dirigeants des entreprises du secteur de l’électricité et diffusé de nouvelles recommandations de sécurité. L’incident a également été signalé au National Cyber Security Centre (NCSC), rattaché au service de renseignement GCHQ. Son directeur, Richard Horne, avait indiqué en juin que l’organisme avait traité plus de 200 attaques contre des infrastructures nationales critiques au cours de l’année écoulée.
Cette cyberattaque intervient après une série d’incidents visant en juillet des infrastructures de traitement de l’eau dans 12 États américains, attribués par des responsables américains à une menace provenant de Téhéran.
Depuis le début du conflit militaire opposant l’Iran aux États-Unis et à Israël en février, des cyberattaques attribuées à des acteurs iraniens ont également été signalées en Allemagne, Pologne, Finlande, Belgique et Albanie.