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Donald Trump écarte Reza Pahlavi et cherche une alternative au pouvoir en Iran
Washington explore les options pour l’après-régime en Iran, mais écarte fermement la piste Reza Pahlavi, jugé trop éloigné du terrain, au profit d’une figure issue de l’intérieur du système.


Alors que Washington réfléchit à l’après-guerre en Iran, l’administration de Donald Trump peine encore à identifier un interlocuteur crédible capable d’incarner une transition politique. Une certitude semble toutefois s’imposer au sein de la Maison-Blanche : Reza Pahlavi, fils de l’ancien shah et figure de l’opposition en exil, ne fait pas partie des options envisagées.
Selon plusieurs sources américaines, le président américain a à plusieurs reprises minimisé le potentiel de Pahlavi, estimant que son éloignement prolongé de l’Iran — il a grandi à l’étranger — le rend inapte à diriger le pays dans une phase post-conflit. En privé, certains responsables vont encore plus loin, rejetant catégoriquement son nom, jugé susceptible de provoquer « le chaos » s’il était imposé à la tête de l’État. Des propos rapportés dans la presse américaine évoquent même l’expression méprisante de « loser prince » utilisée dans l’entourage de Trump.
Dans ce contexte, l’administration américaine privilégierait plutôt l’émergence d’un dirigeant issu de l’intérieur du système iranien, susceptible de dialoguer avec Washington. Le nom de Mohammad Bagher Qalibaf, actuel président du Parlement, a notamment été évoqué comme une figure potentiellement « pragmatique », bien que ses liens étroits avec les Gardiens de la Révolution rendent toute ouverture incertaine .
Cette stratégie rappelle d’autres tentatives américaines de recomposition politique à l’étranger, misant sur des figures locales capables de garantir une certaine stabilité. Mais elle se heurte à la réalité d’un régime iranien fragmenté et profondément méfiant vis-à-vis des intentions occidentales.
Dans ce jeu d’équilibres, Reza Pahlavi continue, de son côté, de tenter de fédérer l’opposition depuis l’exil, se présentant comme une alternative démocratique. Pourtant, aux yeux de Washington, son manque d’ancrage interne et les risques d’instabilité associés semblent aujourd’hui rédhibitoires.