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"En Israël, nous vivons libres" : George Deek défend la place des chrétiens dans l’État hébreu
George Deek, diplomate arabe chrétien israélien, défend l’image d’un État hébreu qu’il présente comme un refuge pour les minorités religieuses au Moyen-Orient.


George Deek, diplomate israélien arabe chrétien et ancien ambassadeur d’Israël en Azerbaïdjan, a dévoilé mardi sa nouvelle mission : devenir l’un des premiers envoyés spéciaux de l’État hébreu auprès du monde chrétien.
https://x.com/i/web/status/2056732332967526586
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Dans une vidéo relayée sur les réseaux sociaux, George Deek se présente comme issu « d’une famille arabe chrétienne vivant en Terre sainte depuis des siècles » et affirme vouloir renforcer les liens entre Israël et les communautés chrétiennes à travers le monde.
« En Israël, les chrétiens ne font pas que survivre, ils vivent », déclare-t-il, dénonçant ce qu’il considère comme une image « fausse » de la situation des chrétiens dans l’État hébreu.
Le diplomate inscrit son message dans un contexte régional beaucoup plus large. Il souligne le déclin dramatique des communautés chrétiennes au Moyen-Orient, évoquant les persécutions visant également les Druzes, les Yazidis et d’autres minorités religieuses dans plusieurs pays de la région.
« Quand la haine commence avec les juifs, elle ne s’arrête jamais avec les juifs », affirme-t-il encore, estimant qu’« un Moyen-Orient sans place pour un État juif est un Moyen-Orient sans place pour ceux qui sont différents ».
Figure atypique de la diplomatie israélienne, George Deek est né à Jaffa dans une famille arabe chrétienne grecque-catholique. Diplômé en droit et en relations internationales, il s’est imposé ces dernières années comme l’un des visages les plus médiatisés de la diplomatie israélienne anglophone.
Son parcours a souvent été mis en avant par Israël pour illustrer l’intégration de certaines minorités arabes chrétiennes dans les institutions de l’État. Il est notamment devenu célèbre après un discours prononcé en 2014 dans lequel il racontait l’histoire de sa famille pendant la guerre de 1948 tout en défendant l’existence d’Israël.
Cette nomination intervient également dans un contexte sensible pour Israël, marqué ces dernières années par plusieurs incidents et agressions visant des chrétiens, notamment des actes de vandalisme contre des lieux saints, des crachats de religieux extrémistes contre des prêtres ou encore des tensions autour des communautés chrétiennes de Jérusalem. Le gouvernement israélien cherche ainsi aussi à rassurer et renforcer ses liens avec le monde chrétien international.