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Iran–États-Unis : un projet d’accord prévoit des concessions sur le nucléaire et la réouverture du détroit d’Ormuz
Un projet de compromis révélé par Al Arabiya envisage un allègement progressif des sanctions américaines en échange d’engagements iraniens sur le nucléaire et la liberté de navigation.


Selon la chaîne saoudienne Al Arabiya English, qui affirme avoir obtenu en exclusivité un projet de cadre préliminaire, les médiateurs internationaux travaillent à un accord destiné à sortir de l'impasse diplomatique entre Washington et Téhéran. Le document prévoit une série de mesures réciproques portant sur le programme nucléaire iranien, les sanctions économiques américaines et la sécurité maritime dans le Golfe.
Au cœur de cette proposition figure la question sensible des stocks d'uranium hautement enrichi détenus par l'Iran. Téhéran pourrait accepter de transférer ces matières vers un pays tiers choisi d'un commun accord ou de réduire leur niveau d'enrichissement. En contrepartie, Washington s'engagerait à assouplir progressivement certaines sanctions et restrictions économiques.
Une réouverture du détroit d'Ormuz sous sept jours
Autre disposition majeure : le détroit d'Ormuz pourrait être rouvert à la navigation commerciale internationale dans les sept jours suivant la conclusion d'un accord initial. Cette voie maritime stratégique, essentielle aux exportations pétrolières et gazières du Golfe, constitue l'un des principaux enjeux des discussions.
Le projet repose sur un principe de réciprocité stricte : chaque mesure iranienne concernant le nucléaire ou la sécurité maritime devrait être accompagnée d'un engagement américain correspondant. Aucune des deux parties ne serait tenue d'effectuer des concessions substantielles sans garanties vérifiables en retour.
Pour assurer l'application de ces engagements, les médiateurs envisagent la création d'un mécanisme international de vérification indépendant. La Chine pourrait également jouer un rôle de garant, tandis qu'un dispositif de règlement des différends serait chargé de prévenir toute nouvelle escalade militaire en cas de désaccord.
Ces propositions interviennent alors que le Qatar intensifie sa médiation. Selon le journaliste israélien Barak Ravid, des négociateurs qataris se trouvaient vendredi à Téhéran, tout en maintenant des contacts réguliers avec la Maison Blanche. Le projet évoque désormais la possibilité de négociations directes entre Américains et Iraniens à Doha, plutôt qu'à Istanbul.