- i24NEWS
- International
- Iran : le canal secret entre l’administration Trump et le chef des Gardiens de la révolution
Iran : le canal secret entre l’administration Trump et le chef des Gardiens de la révolution
Objectif : vérifier que les véritables centres de pouvoir iraniens soutenaient bien les discussions en cours.


Au plus fort des négociations avec l’Iran, l’administration Trump a tenté d’établir un canal direct avec la direction des Gardiens de la révolution, afin de s’assurer que les négociateurs iraniens disposaient réellement de l’autorité nécessaire pour conclure un accord, rapporte N12.
À la mi-mai, les responsables américains doutaient que le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, parlent également au nom des Gardiens de la révolution, devenus encore plus influents depuis le début de la guerre.
Washington aurait alors sollicité Nechirvan Barzani, président de la région autonome du Kurdistan irakien, qui bénéficie de relations de confiance aussi bien avec les États-Unis qu’avec certains hauts responsables iraniens. Barzani aurait directement contacté le général Ahmad Vahidi, présenté comme le commandant des Gardiens de la révolution, pour déterminer si l’organisation soutenait les discussions en cours. Il serait revenu auprès des Américains avec une réponse positive.
L’administration Trump aurait ensuite envisagé d’organiser à Erbil, sous l’égide de Barzani, des discussions secrètes permettant un contact plus direct avec les responsables iraniens. Cette initiative n’aurait finalement pas abouti.
L’affaire illustre surtout les difficultés rencontrées par Washington pour déterminer qui détient réellement le pouvoir de décision à Téhéran. La guerre et la disparition de plusieurs hauts responsables iraniens auraient considérablement renforcé l’influence politique et sécuritaire des Gardiens de la révolution.
Les États-Unis et l’Iran étaient finalement parvenus à un mémorandum d’entente, mais celui-ci s’était rapidement effondré. Pour Washington, tout futur accord nécessitera désormais de s’assurer que les véritables centres de pouvoir iraniens sont directement associés aux négociations.