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- "L'ampleur sans précédent de la terreur déchaînée sur Gaza depuis le 7 octobre dépasse toute justification" (roi de Jordanie à l'ONU)
"L'ampleur sans précédent de la terreur déchaînée sur Gaza depuis le 7 octobre dépasse toute justification" (roi de Jordanie à l'ONU)
"Nous n'accepterons jamais le déplacement forcé des Palestiniens, qui est un crime de guerre," a-t-il affirmé avec force"


Dans un discours devant l'Assemblée générale des Nations Unies, le roi Abdallah II de Jordanie a livré une critique acerbe de la politique israélienne, mettant en lumière les tensions croissantes au Moyen-Orient.
Le monarque hachémite a consacré la quasi-totalité de son allocution au conflit israélo-palestinien, condamnant sans ambages la conduite de la guerre à Gaza par Israël, ses politiques en Judée-Samarie et ses attaques contre le Hezbollah au Liban.
"L'ampleur sans précédent de la terreur déchaînée sur Gaza depuis le 7 octobre dépasse toute justification," a déclaré Abdallah, omettant toute mention du Hamas dans son discours. Il a souligné le bilan humain dramatique du conflit, accusant le gouvernement israélien d'avoir causé "l'un des taux de mortalité les plus rapides dans les conflits récents" et "des niveaux de destruction sans précédent". Le roi a appelé à la mise en place d'un "mécanisme de protection" pour les Palestiniens en Judée-Samarie et à Gaza, arguant que cela "garantirait la sécurité des Palestiniens et des Israéliens face aux extrémistes qui mènent notre région au bord d'une guerre totale".
Abdallah a également abordé la question sensible du déplacement forcé des Palestiniens, rejetant catégoriquement l'idée de la Jordanie comme "patrie alternative" pour les Palestiniens. "Que les choses soient très claires. Cela n'arrivera jamais. Nous n'accepterons jamais le déplacement forcé des Palestiniens, qui est un crime de guerre," a-t-il affirmé avec force. Dans une critique plus large de la communauté internationale, Abdallah a déploré des années de complaisance face à l'"occupation militaire des Palestiniens", tout en payant des hommages de pure forme à la solution à deux États. Il a rappelé les efforts de paix du monde arabe, notamment l'Initiative de paix arabe, rejetée selon lui par des gouvernements israéliens successifs "enhardis par des années d'impunité". "L'Israël que les Palestiniens ont expérimenté de première main ne peuvent tout simplement pas coexister," a-t-il déclaré. En conclusion, le monarque a placé Israël face à un choix crucial : "Vivre selon les valeurs démocratiques de liberté, de justice et d'égalité pour tous, ou risquer un isolement et un rejet accrus."
Ce discours du roi de Jordanie, l'un des rares pays arabes ayant déjà normalisé ses relations avec Israël, souligne la fragilité des équilibres régionaux.