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Londres et Washington en désaccord sur Diego Garcia et l’Iran


La rencontre entre Yvette Cooper et Marco Rubio intervient dans un climat de divergences stratégiques entre Londres et l’administration de Donald Trump.

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Cette image non datée, diffusée par la marine américaine, montre une vue aérienne de Diego Garcia.
Cette image non datée, diffusée par la marine américaine, montre une vue aérienne de Diego Garcia.US Navy via AP

La cheffe de la diplomatie britannique, Yvette Cooper, doit rencontrer à Washington le secrétaire d’État américain Marco Rubio, dans un contexte de crispations croissantes entre Londres et l’administration de Donald Trump. Au cœur des divergences : l’accord conclu l’an dernier par le Premier ministre Keir Starmer prévoyant le transfert de souveraineté des îles Chagos à l’île Maurice.

Si l’accord maintient la base stratégique de Diego Garcia sous contrôle américano-britannique grâce à un bail de 99 ans, Donald Trump a multiplié les critiques ces derniers mois. Après avoir qualifié le texte de « grande stupidité » en janvier, il avait ensuite reconnu qu’il s’agissait sans doute du meilleur compromis possible pour Londres, avant de raviver ses attaques cette semaine.

La base de Diego Garcia, pivot militaire dans l’océan Indien, a récemment été utilisée pour des opérations contre les Houthis au Yémen ainsi que pour des missions d’aide humanitaire vers Gaza. Selon les règles en vigueur, toute opération militaire menée depuis cette installation conjointe nécessite l’accord préalable du Royaume-Uni.

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Pétrole et or, valeurs refuges

D’après le quotidien britannique The Times, les nouvelles critiques de Donald Trump seraient liées au refus, à ce stade, de Londres d’autoriser l’usage de la base pour d’éventuelles frappes contre l’Iran. Le président américain a récemment durci son discours à l’égard de Téhéran, exigeant un accord sur le nucléaire dans un délai de 10 à 15 jours, faute de quoi « de très mauvaises choses » pourraient survenir.


Interrogé sur ces informations, le ministère britannique de la Défense s’est refusé à tout commentaire sur des questions opérationnelles, rappelant toutefois que le Royaume-Uni soutient la poursuite du processus diplomatique entre Washington et Téhéran. La rencontre Cooper-Rubio s’annonce ainsi décisive dans un climat transatlantique plus tendu que ces derniers mois.

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