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Pour Jean-Noël Barrot, il n’y a "aucune comparaison" entre la contribution de la France et la Russie en Afrique
En déplacement au Togo, Jean-Noël Barrot défend l’influence française en Afrique face à la montée de la Russie, dans un contexte de recomposition stratégique sur le continent.


En déplacement à Togo, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a défendu la place de la France sur le continent africain, face à la montée en puissance de la Russie. «Il n'y a aucune comparaison entre la contribution de la France et de l'Union européenne au développement du continent et celle de la Russie», a-t-il affirmé lors de cette visite, la première d’un chef de la diplomatie française dans ce pays depuis plus de vingt ans.
Cette déclaration intervient dans un contexte de recomposition géopolitique en Afrique, où Paris tente de redéfinir sa stratégie après plusieurs revers diplomatiques et militaires, notamment au Sahel. Le Togo, ancien territoire sous influence française, demeure l’un des rares partenaires stables de la France dans une région marquée par les tensions et les coups d’État, même si Lomé se rapproche progressivement de Moscou.
Jean-Noël Barrot a mis en avant les liens «extrêmement denses» entre Paris et Lomé, évoquant les investissements, les échanges commerciaux et la coopération universitaire. Il a également insisté sur le rôle de la France et de l’Union européenne dans le soutien aux institutions africaines, notamment l’Union africaine, face à des acteurs concurrents comme la Russie ou la Chine.
Au-delà des enjeux économiques et diplomatiques, la question sécuritaire reste centrale. «La détérioration de la situation sur le plan sécuritaire au Sahel […] est une préoccupation que nous avons en commun», a-t-il souligné, alors que la menace jihadiste s’étend vers les pays côtiers, dont le Togo.
Cette visite marque une volonté de réengagement français en Afrique, dans un contexte où son influence est contestée mais demeure significative. Paris cherche désormais à promouvoir un partenariat plus équilibré, tout en affirmant sa différence face aux puissances concurrentes, dans une région devenue un terrain stratégique majeur.