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Ukraine : Moscou juge prématuré d’évoquer une fin concrète de la guerre
Après l’expiration d’une fragile trêve de trois jours annoncée par Donald Trump, la Russie et l’Ukraine ont repris leurs frappes.


Alors que la Russie et l'Ukraine ont repris leurs frappes après l’expiration d’une fragile trêve de trois jours annoncée par Donald Trump, le Kremlin a estimé mardi qu’il était encore trop tôt pour parler concrètement d’une issue au conflit.
« Tous les acquis en termes de processus de paix permettent de dire que la fin approche véritablement. Mais, dans ce contexte, il n’est pas possible pour l’heure d’entrer dans les détails concrets », a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.
Cette prise de parole intervient quelques jours après les propos inattendus de Vladimir Poutine, qui avait affirmé que la guerre « touchait à sa fin » lors des célébrations du 9 mai sur la place Rouge à Moscou.
Mais sur le terrain, la réalité reste celle d’une guerre intense.
Dans la nuit de lundi à mardi, des alertes aériennes ont de nouveau retenti à Kiev après plusieurs jours d’accalmie relative. Les autorités ukrainiennes affirment que la Russie a lancé plus de 200 drones contre le territoire ukrainien.
Le président Volodymyr Zelensky accuse Moscou d’avoir « choisi de mettre fin au silence partiel » instauré pendant la trêve.
Selon les autorités ukrainiennes, des immeubles résidentiels et des établissements scolaires ont été touchés dans plusieurs régions, notamment à Dnipropetrovsk, où au moins une personne a été tuée et plusieurs autres blessées.
De son côté, le ministère russe de la Défense affirme avoir intercepté 27 drones ukrainiens au cours de la nuit.
Malgré les discussions engagées sous médiation américaine avant l’embrasement du Moyen-Orient, les négociations restent aujourd’hui quasiment gelées.
Moscou continue d’exiger d’importantes concessions territoriales de la part de Kiev, notamment dans le Donbass, des conditions catégoriquement rejetées par l’Ukraine, qui y voit une capitulation déguisée.
Plus de trois ans après le début de l’invasion russe, l’espoir d’une désescalade semble ainsi encore lointain.