- i24NEWS
- International
- Asie & Pacifique
- Australie : un réseau néonazi interdit en vertu d’une nouvelle loi contre les groupes haineux
Australie : un réseau néonazi interdit en vertu d’une nouvelle loi contre les groupes haineux
Adoptée après l’attaque antisémite meurtrière de Bondi Beach en décembre 2025, cette mesure rend illégaux le financement, le recrutement ou l’adhésion au groupe, sous peine de quinze ans de prison.


L’Australie a désigné un réseau néonazi comme la deuxième organisation interdite dans le cadre de sa nouvelle loi criminalisant les groupes haineux et le soutien qui leur est apporté. Le groupe, anciennement connu sous le nom de National Socialist Network et parfois appelé White Australia, avait annoncé sa dissolution après l’adoption, en janvier, de la loi permettant d’interdire certaines organisations.
Cette législation avait été adoptée en réaction à l’attaque antisémite contre une célébration de Hanouka à Bondi Beach, à Sydney, en décembre 2025, au cours de laquelle quinze personnes avaient été tuées. Pour les autorités australiennes, le changement de nom ou l’annonce de dissolution du groupe ne modifie pas la réalité de ses activités.
Le ministre de l’Intérieur, Tony Burke, a déclaré à Canberra que le National Socialist Network avait « changé de nom, mais n’avait pas changé le fait qu’il restait une organisation et continuait à adopter le même type de comportement répondant aux critères de cette législation ».
L’interdiction, qui doit entrer en vigueur dans la journée, rend illégal le fait de soutenir, financer, entraîner, recruter, rejoindre ou diriger le groupe. Elle s’appliquera également si l’organisation tente de se reconstituer sous une nouvelle appellation, a précisé Tony Burke.
Les personnes reconnues coupables d’avoir enfreint cette interdiction encourent jusqu’à quinze ans de prison. Cette mesure marque un durcissement important de la réponse australienne face aux réseaux extrémistes violents, dans un contexte de vigilance accrue contre l’antisémitisme et les mouvances suprémacistes.
Pour le gouvernement australien, l’objectif est d’empêcher ces groupes de contourner la loi par de simples changements d’identité ou de structure. L’interdiction vise ainsi à frapper non seulement l’organisation existante, mais aussi toute tentative de reconstitution, de financement ou de recrutement autour du même noyau idéologique.