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Thaïlande : inquiétudes autour d’achats de terrains liés à des Israéliens
Le Sénat thaïlandais alerte sur une multiplication d’achats de terrains via des prête-noms, impliquant notamment des investisseurs israéliens.


En Thaïlande, les autorités s’alarment d’un phénomène grandissant de contournement des lois foncières par des investisseurs étrangers, accusés d’utiliser des prête-noms locaux pour acquérir des terres, notamment sur les îles prisées de Koh Samui et Koh Phangan. Le Sénat thaïlandais évoque désormais une menace pour la souveraineté nationale, pointant une multiplication des transactions illégales et une pression accrue sur les populations locales.
Selon un rapport officiel, une part significative de ces investissements serait liée à des ressortissants israéliens, décrits comme à l’origine d’un « modèle » spécifique d’implantation. Contrairement à d’autres communautés étrangères, ces nouveaux arrivants tendraient à créer des enclaves relativement fermées, avec leurs propres structures communautaires, écoles privées et centres religieux, alimentant les craintes d’une « société parallèle ».
Des responsables politiques et sécuritaires dénoncent une hausse rapide des prix de l’immobilier dans ces zones, atteignant parfois 50 %, rendant l’accès au logement difficile pour les habitants locaux. Le recours à des sociétés-écrans, détenues officiellement par des citoyens thaïlandais mais financées par des capitaux étrangers, permettrait de contourner l’interdiction légale de propriété foncière par des non-ressortissants.
Face à cette situation, le gouvernement a engagé un durcissement significatif de son dispositif de contrôle. Un groupe de travail a déjà identifié plus de 600 cas d’activités jugées illégales dans la province de Surat Thani. Depuis avril 2026, de nouvelles règles imposent aux citoyens thaïlandais de prouver leur capacité financière avant d’enregistrer une entreprise, entraînant une chute de 66 % des créations suspectes.
Parallèlement, une réforme du code foncier est à l’étude. Elle prévoit notamment la confiscation sans compensation des biens acquis via des montages frauduleux. Pour les autorités, l’enjeu dépasse la simple régulation économique : il s’agit de préserver l’identité culturelle et la stabilité sociale face à une transformation jugée trop rapide de certaines régions touristiques.