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Roumanie : deux proches conseillers de Netanyahou soupçonnés d’avoir travaillé pour un parti d’extrême droite
AUR, dirigé par George Simion, est une formation d’extrême droite notamment controversée pour ses positions sur la mémoire de la Shoah.


Une enquête du média roumain Snoop révèle des échanges entre Yonatan Urich et Israel Einhorn, deux proches conseillers du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, concernant la stratégie de communication du parti nationaliste roumain AUR, dirigé par George Simion. Cette formation d’extrême droite est notamment controversée pour ses positions sur la mémoire de la Shoah.
L’enquête s’appuie sur près de 18 900 messages WhatsApp attribués à Yonatan Urich. Selon Snoop, plusieurs propositions de communication élaborées par les deux Israéliens auraient ensuite été reprises sur les réseaux sociaux officiels d’AUR.
Les échanges, qui débutent le 31 août 2026, portent notamment sur une campagne intitulée « 120 jours sans gouvernement », visant le président roumain Nicușor Dan et la coalition au pouvoir. Dès le 2 septembre, des publications similaires apparaissent sur les comptes du parti. Le 17 septembre, un texte proposé par Einhorn aurait été publié à peine une heure plus tard par le porte-parole d’AUR.
Les messages évoquent également une rencontre entre Einhorn et George Simion, qui aurait eu lieu à Bucarest le 15 septembre. Le dirigeant roumain aurait exprimé des inquiétudes quant aux conséquences médiatiques de cette entrevue.
Interrogée par Snoop, la direction d’AUR nie toute collaboration professionnelle avec les deux conseillers israéliens. Elle reconnaît avoir reçu une proposition de services, mais assure qu’aucun contrat n’a été signé.
Si ces révélations suggèrent une possible implication des deux hommes dans la communication du parti, elles ne permettent pas d’établir l’existence d’une collaboration officielle ou rémunérée.
Cette affaire intervient alors que Yonatan Urich et Israel Einhorn sont déjà cités dans l’enquête du « Qatargate », portant sur des opérations d’influence présumées au profit du Qatar. Urich est également poursuivi dans une affaire distincte concernant la transmission de documents classifiés au quotidien allemand Bild.