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Aviation : l’agence européenne prolonge son alerte sur les vols au Moyen-Orient, Israël inclus
Face à une accalmie jugée fragile, EASA prolonge son alerte sur les vols au Moyen-Orient, Israël inclus, en raison de risques persistants pour l’aviation civile.


L’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) a prolongé jusqu’au 1er mai son avis de prudence invitant les compagnies aériennes à éviter la majorité des espaces aériens du Moyen-Orient et du Golfe, y compris celui d’Israël, en raison des «risques pour l’aviation civile» liés aux tensions régionales.
Dans un communiqué, l’EASA souligne que «le cessez-le-feu temporaire entre les États-Unis et l’Iran, annoncé le 8 avril 2026, a été prolongé», tout en avertissant que «sa mise en œuvre reste incertaine et nécessite un suivi supplémentaire afin d’évaluer s’il entraîne une réduction durable des risques pour l’aviation civile». L’agence précise ainsi que la situation demeure volatile, malgré une apparente accalmie.
Cet avis, initialement en vigueur jusqu’au 24 avril, a été étendu dans un contexte de tensions persistantes entre Washington et Téhéran, ainsi que d’incidents réguliers dans la région, notamment à la frontière israélo-libanaise. L’incertitude quant à l’évolution sécuritaire continue de peser sur le trafic aérien.
Dans les faits, la majorité des grandes compagnies européennes ont déjà suspendu leurs vols vers Israël depuis le début du conflit avec l’Iran. Le groupe Lufthansa Group a notamment prolongé l’arrêt de ses liaisons jusqu’à la fin avril, voire au-delà. Du côté américain, plusieurs transporteurs ont repoussé leur retour dans la région jusqu’à septembre.
Cette prudence reflète les inquiétudes des acteurs du secteur face à des risques accrus, qu’il s’agisse de missiles, de drones ou de perturbations des systèmes de navigation. Les autorités européennes appellent ainsi les compagnies à la plus grande vigilance, dans l’attente d’une stabilisation durable de la situation.
La décision de l’EASA souligne combien le conflit en cours continue d’avoir des répercussions bien au-delà du terrain militaire, affectant notamment les flux aériens internationaux et la sécurité des passagers.