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Élections locales au Royaume-Uni : poussée historique des Verts anti-israéliens et percée de la droite
Les élections locales britanniques ont confirmé la profonde recomposition politique du Royaume-Uni.


Les élections locales britanniques ont profondément bouleversé le paysage politique du Royaume-Uni, confirmant l’effondrement progressif du traditionnel bipartisme entre travaillistes et conservateurs. Les grands gagnants du scrutin sont le parti de droite Reform UK de Nigel Farage — mais aussi les Verts britanniques, dont plusieurs figures ont été accusées d’antisémitisme ou de positions anti-israéliennes radicales.
Le Green Party a remporté deux mairies à Londres, notamment à Hackney et Lewisham, ainsi que le contrôle de plusieurs conseils municipaux. À Hackney, quartier qui comprend Stamford Hill — l’une des plus importantes communautés juives orthodoxes d’Europe — la victoire des écologistes suscite une attention particulière.
Le chef du parti, Zack Polanski, lui-même juif et très engagé contre Israël, a fait de la guerre à Gaza un axe central de sa campagne. « Le système à deux partis est mort et enterré », a-t-il déclaré après les résultats.
La campagne des Verts a toutefois été marquée par plusieurs controverses. Certains candidats élus ont relayé des accusations contre Israël ou remis en cause des violences sexuelles commises lors de l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023. Une élue écologiste à Hackney a même appelé à classer Tsahal comme « organisation terroriste ».
Parallèlement, Reform UK de Nigel Farage a enregistré une percée spectaculaire à travers l’Angleterre, gagnant près de 1.500 sièges locaux. Le parti anti-immigration et anti-establishment est désormais projeté par plusieurs médias britanniques comme potentiellement première force politique du pays en cas d’élections législatives.
Le Premier ministre travailliste Keir Starmer sort considérablement affaibli du scrutin. Labour a perdu plus de la moitié des sièges qu’il défendait et plusieurs bastions historiques, notamment au Pays de Galles. Malgré cette débâcle, Starmer a refusé d’envisager une démission.
Ces résultats traduisent une fragmentation sans précédent de la politique britannique, désormais prise en étau entre une droite en pleine ascension et une gauche radicale fortement mobilisée autour de la question israélo-palestinienne.