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Espagne : une fervente défenseuse d’Israël choisie comme numéro deux par Feijóo pour les législatives
Députée et porte-parole adjointe du groupe parlementaire populaire, Álvarez de Toledo s’est régulièrement distinguée par sa défense d’Israël et ses critiques des positions du gouvernement espagnol


À un mois des élections législatives espagnoles, le chef de l’opposition Alberto Núñez Feijóo a choisi Cayetana Álvarez de Toledo, connue pour ses prises de position favorables à Israël, comme numéro deux de sa liste à Madrid.
Le chef du Parti populaire (PP), Alberto Núñez Feijóo, candidat à la présidence du gouvernement espagnol, a annoncé jeudi 22 octobre que Cayetana Álvarez de Toledo occuperait la deuxième place de sa liste électorale à Madrid, en vue des élections générales du 29 novembre. Le porte-parole national du parti, Borja Sémper, figurera en troisième position.
Cette décision met en avant l’une des personnalités les plus fermement opposées à la politique du Premier ministre socialiste Pedro Sánchez, notamment concernant Israël et la guerre à Gaza.
Députée et porte-parole adjointe du groupe parlementaire populaire, Álvarez de Toledo s’est régulièrement distinguée par sa défense d’Israël et ses critiques des positions du gouvernement espagnol, qui a reconnu l’État palestinien en mai 2024 et adopté plusieurs mesures restrictives à l’égard de l’État hébreu.
Le 7 octobre 2025, à l’occasion du deuxième anniversaire des massacres perpétrés par le Hamas en Israël, la députée avait prononcé un discours particulièrement virulent au Congrès des députés, lors d’un débat sur l’embargo espagnol sur les armes destinées à Israël.
Elle avait dénoncé le choix du gouvernement de présenter ce texte à une date aussi symbolique, accusant l’exécutif de chercher à minimiser la responsabilité du Hamas dans le déclenchement de la guerre à Gaza.
Álvarez de Toledo avait également contesté l’utilisation du terme « génocide » pour qualifier les opérations militaires israéliennes, tout en reconnaissant les souffrances des civils palestiniens et en affirmant que le Premier ministre Benyamin Netanyahou devait répondre de ses actes.
Pour défendre sa position, elle avait notamment établi un parallèle historique avec le ghetto de Varsovie, demandant à ses collègues d’imaginer Adolf Hitler envisageant de libérer les Juifs du ghetto et de leur confier l’administration de la ville.
La députée avait par ailleurs accusé le gouvernement Sánchez d’instrumentaliser la cause palestinienne à des fins électorales et pour détourner l’attention des affaires de corruption touchant son entourage politique.