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Hantavirus : une Française rapatriée du MV Hondius testée positive
Son état s’est dégradé dans la nuit après l’apparition de symptômes pendant le vol de retour. Vingt-deux cas contacts français ont été identifiés.


Une passagère française rapatriée dimanche du MV Hondius a été testée positive à l’hantavirus, a annoncé la ministre de la Santé, Stéphanie Rist. La patiente avait présenté des symptômes dans l’avion qui la ramenait en France depuis les Canaries.
Selon la ministre, son état s’est dégradé dans la nuit. Elle est hospitalisée dans une unité adaptée à la prise en charge de patients contagieux.
Quatre autres passagers français du navire ont également été rapatriés dimanche. Ils ont été testés négatifs pour l’instant, mais restent hospitalisés à l’isolement. Stéphanie Rist a précisé qu’ils seront maintenus à l’hôpital « jusqu’à nouvel ordre », pour une durée minimale de quinze jours, avec de nouveaux tests prévus.
Les autorités françaises ont identifié 22 cas contacts sur le territoire. Le gouvernement affirme suivre la situation avec la plus grande vigilance, tout en appelant à ne pas céder à la panique.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu doit tenir une nouvelle réunion lundi après-midi à Matignon afin de suivre l’évolution de la situation. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a rappelé que l’objectif restait de protéger la population, notamment grâce aux mesures d’isolement décidées.
En Espagne, les autorités affirment avoir pris « toutes les mesures » nécessaires après la détection de deux cas positifs parmi les personnes évacuées du MV Hondius : un Américain et une Française. Le ministère espagnol de la Santé assure que les mesures mises en place visent à rompre les éventuelles chaînes de transmission.
L’Australie a, de son côté, annoncé qu’elle placerait en quarantaine au moins trois semaines six passagers du navire à leur arrivée dans le pays. Aucun d’eux ne présente actuellement de symptôme.
L’épidémiologiste Arnaud Fontanet, de l’Institut Pasteur, estime qu’il faut s’attendre à l’apparition de cas isolés dans les semaines à venir. Il rappelle que la période d’incubation de l’hantavirus peut durer plusieurs semaines, parfois davantage.
Selon lui, la patiente française présente une évolution rapide de la maladie. L’hantavirus peut provoquer des symptômes pulmonaires graves, et son suivi à l’échelle internationale pourrait être long et difficile.