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L’Allemagne et l’Italie rejettent la suspension de l’accord UE-Israël, jugée "inappropriée"
Divisée face à Israël, l’Union européenne voit l’Allemagne et l’Italie s’opposer à toute suspension de l’accord de coopération, privilégiant le dialogue.


L’Allemagne et l’Italie ont rejeté les appels à suspendre l’accord de coopération entre l’Union européenne et Israël, malgré les tensions liées à la guerre au Liban et à la situation en Judée-Samarie. La proposition, portée notamment par l’Espagne et l’Irlande, visait à remettre en cause l’accord signé en juin 2000 lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE à Luxembourg.
Le chef de la diplomatie allemande, Johann Wadephul, a qualifié cette initiative d’« inappropriée ». « Nous devons discuter avec Israël des questions critiques », a-t-il déclaré, appelant à un « dialogue critique et constructif » plutôt qu’à des mesures de rupture.
Même position du côté italien. Le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani a écarté toute décision immédiate, affirmant que « aucune décision ne sera prise aujourd’hui ». Cette prudence traduit la volonté de certains États membres de maintenir des canaux diplomatiques ouverts avec Israël, malgré les divergences.
Le débat intervient dans un contexte de crispation croissante au sein de l’Union européenne. Les positions à l’égard d’Israël se sont durcies, d’abord en raison de la guerre à Gaza, puis après l’offensive israélienne au Liban en réponse aux attaques du Hezbollah, ainsi que l’adoption d’une loi sur la peine de mort pour les terroristes palestiniens en Judée-Samarie.
Certains pays européens réclament une ligne plus ferme. La ministre irlandaise des Affaires étrangères, Helen McEntee, a insisté sur la nécessité d’agir : « Nous devons nous assurer que nos valeurs fondamentales sont protégées ».
Cette divergence met en lumière les fractures persistantes au sein de l’Union européenne sur la politique à adopter vis-à-vis d’Israël, entre partisans du dialogue et défenseurs de mesures plus coercitives.