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Les 27 de l’UE ne trouvent pas d’accord sur de nouvelles sanctions contre Israël
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a reconnu l’absence de consensus à l’issue d’une réunion des ministres des Affaires étrangères tenue à Luxembourg.


Les États membres de l’Union européenne ne sont pas parvenus, mardi, à s’entendre sur l’adoption de nouvelles sanctions contre Israël, malgré les pressions exercées par plusieurs capitales. La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a reconnu l’absence de consensus à l’issue d’une réunion des ministres des Affaires étrangères tenue à Luxembourg.
Au cœur des discussions figurait une proposition portée notamment par l’Espagne et l’Irlande, appelant à la suspension totale de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël, un texte structurant les relations politiques et économiques entre les deux parties depuis 2000. Cette initiative, jugée trop radicale par plusieurs États membres, s’est heurtée à l’opposition de pays influents comme l’Allemagne et l’Italie, favorables à la poursuite du dialogue.
«Il n’y avait pas dans la salle de soutien à cette mesure», qui requiert l’unanimité des 27 pour être prise, a déclaré devant la presse Kaja Kallas, soulignant ainsi l’impossibilité d’aboutir à une décision commune.
Cette division illustre les profondes divergences qui traversent l’Union européenne sur la politique à adopter vis-à-vis d’Israël, dans un contexte marqué par la guerre au Liban et les tensions persistantes en Cisjordanie. Tandis que certains États plaident pour un durcissement des positions, d’autres privilégient une approche plus pragmatique, centrée sur la diplomatie et le maintien des canaux de communication.
En l’absence d’unanimité, toute mesure contraignante reste donc hors de portée à court terme. Cette situation confirme la difficulté de l’Union européenne à parler d’une seule voix sur les dossiers sensibles du Moyen-Orient, où les équilibres politiques internes continuent de peser lourdement sur les décisions communes.