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Londres : deux appartements liés au guide suprême iranien mis en vente près de l’ambassade d’Israël
Les deux biens, situés au 3a Palace Green, à Kensington, avaient été acquis en 2014 et 2016 par l’intermédiaire de différentes structures


Deux appartements de luxe situés à quelques dizaines de mètres de l’ambassade d’Israël à Londres et présentés par plusieurs médias britanniques comme liés au guide suprême iranien Mojtaba Khamenei ont été mis en vente, selon le Sunday Times.
Les deux biens, situés au 3a Palace Green, à Kensington, avaient été acquis en 2014 et 2016 par l’intermédiaire de différentes structures. Leur proximité immédiate avec l’ambassade israélienne avait déjà suscité des interrogations, certains experts britanniques estimant qu’ils auraient pu offrir un point d’observation privilégié sur le site diplomatique.
Selon le journal, leur mise en vente serait liée aux sanctions visant le banquier iranien Ali Ansari, accusé par Londres et Washington d’avoir servi d’intermédiaire financier au profit de Khamenei et d’autres responsables iraniens. Ansari conteste ces accusations et nie tout lien financier ou personnel avec le guide suprême ou les Gardiens de la révolution.
L’un des appartements, acheté 19 millions de livres en 2016, est aujourd’hui proposé à 12 millions. Le second avait été acquis pour 16,75 millions de livres en 2014. Les deux propriétés comprennent notamment des espaces réservés au personnel et des terrasses privées.
Ces appartements feraient partie d’un patrimoine immobilier beaucoup plus vaste attribué à Khamenei par plusieurs enquêtes de presse. Une enquête citée par les médias britanniques faisait état de plus d’une douzaine de propriétés à Londres, acquises à travers un réseau de sociétés écrans et d’intermédiaires.
Leur emplacement a également alimenté les inquiétudes liées aux activités de renseignement iraniennes au Royaume-Uni. Des experts ont estimé que la proximité avec l’ambassade pouvait théoriquement permettre de surveiller les mouvements du personnel et des visiteurs. En mars, deux hommes avaient par ailleurs comparu devant la justice britannique, soupçonnés d’avoir espionné pour le compte de l’Iran plusieurs sites israéliens et juifs à Londres.