- i24NEWS
- International
- Europe
- Tony Blair accusé d’avoir voulu supprimer le mot « Palestine » des manuels scolaires palestiniens
Tony Blair accusé d’avoir voulu supprimer le mot « Palestine » des manuels scolaires palestiniens
L’ancien ambassadeur britannique à l’ONU Jeremy Greenstock affirme que Tony Blair aurait formulé cette demande auprès de l’Autorité palestinienne. Son entourage dénonce une « pure invention ».


L’ancien ambassadeur britannique auprès des Nations unies Jeremy Greenstock accuse Tony Blair d’avoir demandé à l’Autorité palestinienne de retirer toute mention du mot « Palestine » de ses manuels scolaires.
L’ancien diplomate, en poste à l’ONU entre 1998 et 2003, a formulé cette accusation mercredi dans le podcast de David Hearst, rédacteur en chef de Middle East Eye. Il affirme tenir cette information d’une source gouvernementale de haut niveau, sans toutefois l’identifier.
Selon Jeremy Greenstock, l’ancien Premier ministre britannique aurait récemment été chargé par le Conseil de la paix de transmettre cette demande lors d’un déplacement à Ramallah. Cette modification du programme scolaire aurait été présentée comme une condition pour considérer l’Autorité palestinienne comme capable de parvenir à un accord avec Israël.
Un porte-parole de Tony Blair a fermement rejeté ces affirmations auprès du Jerusalem Post, les qualifiant de « fausses » et de « pure invention ». Son équipe affirme également avoir prévenu Middle East Eye avant la publication que cette version des faits était inexacte.
Au cours de l’entretien, Jeremy Greenstock a également accusé Israël d’avoir délibérément tué trois employés britanniques de l’organisation humanitaire World Central Kitchen en avril 2024. Aucun élément rendu public n’a cependant établi le caractère intentionnel de cette frappe, qui avait fait sept morts.
L’enquête de Tsahal a conclu à une identification erronée des agents de sécurité accompagnant le convoi humanitaire. Malgré de graves défaillances opérationnelles, la procureure militaire en chef avait estimé que les décisions prises ne justifiaient pas l’ouverture d’une enquête pénale.
L’ancien diplomate britannique a enfin appelé à interrompre tout commerce avec les implantations israéliennes en Judée-Samarie, qu’il considère comme illégales au regard du droit international. Israël conteste cette interprétation juridique.