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Syrie: Damas accuse la coalition de frappes contre des positions du régime, les USA démentent

Des frappes américaines ont touché dans la nuit de mercredi à jeudi plusieurs positions militaires du régime syrien dans l'est du pays, a affirmé l'agence officielle SANA.
"Certaines de nos positions militaires entre Albu Kamal et Hmeimeh ont été touchées ce matin dans une attaque aérienne menée par la coalition américaine", a indiqué une source militaire syrienne citée par SANA. Cette dernière a précisé que les attaques aériennes n'ont causé que "des dégâts matériels".
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), au moins 12 membres des forces progouvernementales syriennes ont été tués dans la frappe. L'ONG affirme également que l'opération a été menée par la coalition internationale antidjihadistes conduite par les Etats-Unis au sud de Boukamal, dans un secteur qui a été attaqué à plusieurs reprises par le groupe Etat islamique (EI).
"Au moins trois véhicules ont été détruits par la frappe", a déclaré le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. Les 12 combattants tués n'étaient pas syriens, a-t-il dit, sans pouvoir cependant être en mesure de donner leur nationalité.
Une source militaire américaine a quant à elle nié toute implication. "Nous n'avons pas de rapport opérationnel indiquant qu'une frappe a été menée par la coalition dirigée par les Etats-Unis contre des cibles ou des de forces pro-régime", a déclaré un porte-parole de Commandement central américain, le capitaine Bill Urban, à l'agence de presse Reuters.
Une source militaire du régime syrien, interrogée par l'AFP, a indiqué que les frappes aériennes ont visé deux positions du régime proches de la ligne de front avec l'EI.
"Daesh (acronyme pour EI) a ensuite attaqué ces positions. Les frappes et les attaques ont tué plusieurs soldats syriens et causé de nombreux dégâts", avait indiqué plus tôt cette source. "Il n'y a aucun iranien ni libanais parmi les victimes", avait-elle encore précisé.

Albu Kamal et Hmeimeh se trouvent dans la province syrienne orientale de Deir Ezzor, où les troupes syriennes soutenues par la Russie et la coalition dirigée par les États-Unis ont mené des offensives distinctes contre le groupe Etat islamique (EI).
Une ligne dite de "déconfliction" qui longe l'Euphrate, en place depuis l'année dernière, est destinée à empêcher que les troupes du régime à l'ouest du fleuve et les FDS à l'est, soutenues par les États-Unis, ne s'affrontent.
La coalition dirigée par les Etats-Unis a mené au cours des derniers mois plusieurs frappes contre les forces gouvernementales syriennes et leurs combattants alliés.
En février, les bombardements de la coalition dans la province de Deir Ezzor ont tué au moins 100 combattants du régime et alliés, y compris des ressortissants russes, en représailles à une attaque contre des positions des FDS.
L'EI a envahi des pans entiers de la Syrie et de l'Irak voisin en 2014, mais des offensives distinctes dans les deux pays ont vu son emprise sur le territoire se réduire de façon spectaculaire.
Lundi, les troupes du régime syrien ont évincé les combattants de l'EI des derniers districts qu'ils détenaient dans la capitale Damas.