- i24NEWS
- International
- Moyen-Orient
- L’Irak veut retrouver sa production pétrolière d’avant-guerre
L’Irak veut retrouver sa production pétrolière d’avant-guerre
L’Irak prévoit de retrouver son niveau de production pétrolière d’avant-crise dans un délai d’un à deux mois. Une perspective qui pourrait contribuer à stabiliser les marchés mondiaux de l’énergie.


L’Irak espère rétablir sa production pétrolière aux niveaux observés avant le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient dans un délai d’un à deux mois, a annoncé le porte-parole du ministère irakien du Pétrole, Salim Farhoud.
Cette déclaration intervient après plusieurs mois de fortes perturbations sur les marchés énergétiques mondiaux. Le conflit régional, combiné au blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran, a fortement affecté les exportations de pétrole des pays du Golfe, dont l’Irak, l’un des principaux producteurs de l’OPEP.
Avant le début des hostilités à la fin du mois de février, Bagdad exportait environ 3,5 millions de barils de pétrole par jour. La majorité de ces exportations transitaient par le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial de l’énergie.
La fermeture de cette route maritime a contraint l’Irak à réduire considérablement sa production. De nombreux champs pétroliers ont dû ralentir ou interrompre leurs activités en raison de l’accumulation des stocks et des difficultés d’exportation. Les ventes de brut ont alors été limitées aux voies terrestres et aux infrastructures reliant le pays à la Turquie et à la Syrie.
La signature cette semaine d’un protocole d’accord entre Washington et Téhéran visant à mettre fin aux hostilités a toutefois contribué à détendre la situation. Même si les discussions sur un accord de paix durable ont été reportées, les autorités irakiennes estiment que les conditions sont désormais réunies pour une reprise progressive de la production.
Le retour des exportations irakiennes à leur niveau habituel constituerait un signal important pour les marchés pétroliers internationaux, encore marqués par plusieurs mois d’incertitude et de volatilité.