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La guerre au Moyen-Orient peut provoquer une crise de réfugiés "permanente", alerte la Turquie
La Turquie alerte sur le risque d’une crise de réfugiés « permanente » si la guerre au Moyen-Orient s’étend, alors que la situation humanitaire, notamment au Liban.


Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a mis en garde contre le risque d’une crise de réfugiés « permanente » si le conflit au Moyen-Orient venait à s’étendre, alors que les bombardements ont déjà provoqué d’importants déplacements de population, notamment au Liban.
S’exprimant lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue canadienne Anita Anand, Hakan Fidan a souligné que l’élargissement du conflit pourrait contraindre de nombreux civils à fuir au-delà des frontières de leur pays. « Si la guerre se propage, il existe un risque réel qu’elle engendre une crise de réfugiés durable », a-t-il averti, appelant à une désescalade rapide.
Le chef de la diplomatie turque a également évoqué des conséquences régionales profondes, estimant que le conflit pourrait causer des « dommages permanents » entre les pays du Moyen-Orient. Il a pointé en particulier la situation au Liban, déjà gravement affecté, ainsi que les risques de déstabilisation croissante en Irak.
De son côté, Anita Anand a exprimé une vive inquiétude face à la dégradation de la situation humanitaire, notamment au Liban, où plus d’un million de personnes auraient été déplacées. Elle a averti que la situation pourrait empirer en cas d’offensive terrestre.
La ministre canadienne a également condamné fermement les frappes iraniennes dans la région, les qualifiant d’« inacceptables » et appelant à leur cessation immédiate.
Hakan Fidan a indiqué que la Turquie intensifiait ses efforts diplomatiques depuis le début du conflit afin d’éviter une escalade, précisant qu’il se rendrait dans plusieurs pays de la région dans les prochains jours.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions croissantes, où la crainte d’une régionalisation du conflit et de ses conséquences humanitaires ne cesse de s’accentuer.