- i24NEWS
- International
- Moyen-Orient
- Le Somaliland prêt à envoyer 2 000 soldats dans la bande de Gaza
Le Somaliland prêt à envoyer 2 000 soldats dans la bande de Gaza
Le président Abdirahman Mohamed Abdullahi affirme attendre une demande d’Israël ou des États-Unis pour participer à la future force internationale de stabilisation.


Le Somaliland est prêt à déployer jusqu’à 2 000 soldats au sein de la force internationale de stabilisation envisagée dans la bande de Gaza, a déclaré mercredi son président, Abdirahman Mohamed Abdullahi.
« S’ils nous le demandent, nous pouvons fournir des soldats », a-t-il affirmé en marge de la conférence MEAD. « Nous ne nous portons pas volontaires, mais s’ils me le demandent, je suis prêt. »
Cette force dirigée par les États-Unis devrait à terme compter environ 20 000 militaires. Elle serait chargée d’assurer la sécurité dans l’enclave, de former la police palestinienne, de faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire et d’empêcher le Hamas de rétablir son contrôle militaire.
L’Ouganda a déjà approuvé l’envoi d’environ 1 200 soldats et le Maroc s’est engagé à en fournir jusqu’à 500. L’Albanie, le Kazakhstan et le Kosovo ont également promis de participer au dispositif.
Le Somaliland dispose d’une armée d’environ 25 000 soldats et de 1 500 garde-côtes, selon son président. Il n’a jusqu’à présent jamais fourni de troupes à une force de l’Union africaine.
En décembre 2025, Israël est devenu le premier pays à reconnaître officiellement l’indépendance du Somaliland, proclamée en 1991 mais toujours contestée par la Somalie. Le territoire a ensuite ouvert une ambassade à Jérusalem en juin, lors de la première visite officielle en Israël de son président.
Abdirahman Mohamed Abdullahi estime que cette reconnaissance a considérablement renforcé la visibilité internationale de son pays. Il doit prochainement rencontrer plusieurs membres du Congrès américain afin d’évoquer une éventuelle reconnaissance par Washington ainsi qu’une coopération sécuritaire.
Le président affirme que son pays dispose des effectifs nécessaires pour se défendre, mais manque d’armes et de technologies avancées. Il souhaite obtenir l’aide d’Israël, des États-Unis et d’autres alliés afin de faire face au renforcement militaire de la Somalie, notamment soutenue par la Turquie.
Le dirigeant a démenti toute discussion sur une éventuelle utilisation du territoire ou de l’espace aérien du Somaliland par Israël pour mener des opérations contre les Houthis au Yémen.
Il a également rejeté les informations selon lesquelles son gouvernement aurait accepté d’accueillir des Palestiniens originaires de Gaza dans le cadre de son rapprochement avec Israël.
« Nous n’en avons discuté ni avec Israël, ni avec les Américains, ni avec qui que ce soit », a-t-il assuré.
L’accord signé avec Benjamin Netanyahou prévoit une coopération dans les domaines de la sécurité, du commerce, des investissements et du développement économique. Le Somaliland espère notamment bénéficier de technologies israéliennes dans le secteur de l’eau.