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Un journaliste de Gaza à i24NEWS : "Si Netanyahou part, le Hamas partira aussi"
"Les Arabes israéliens doivent faire partie du gouvernement, servir dans l'armée et être pleinement intégrés à l'État", a estimé Sami Obeid


Le journaliste gazaoui Sami Obeid a affirmé jeudi, lors d'un entretien accordé à la chaîne en hébreu d'i24NEWS, que les habitants de Gaza espéraient voir Gadi Eisenkot former le prochain gouvernement israélien. Selon lui, un changement de pouvoir en Israël pourrait également entraîner la fin du règne du Hamas dans la bande de Gaza. "Tous les habitants de Gaza le savent : si Netanyahou reste, le Hamas restera aussi. Et si Netanyahou part, le Hamas partira également", a-t-il déclaré.
Sami Obeid s'est dit convaincu que Gadi Eisenkot obtiendra du président Isaac Herzog le mandat de former un gouvernement et parviendrait à constituer une coalition. Il a expliqué que les Gazaouis attendaient désormais de connaître la composition du prochain exécutif israélien et, surtout, sa politique à l'égard de la bande de Gaza.
Interrogé sur la place des partis arabes dans la vie politique israélienne, le journaliste a plaidé pour leur participation au gouvernement. Il a également défendu une intégration plus large des citoyens arabes à la société israélienne, y compris au sein de Tsahal. "Les Arabes israéliens doivent faire partie du gouvernement, servir dans l'armée et être pleinement intégrés à l'État", a-t-il affirmé. Selon lui, si les habitants de Gaza disposaient de cartes d'identité israéliennes, il n'y aurait pas de guerres.
Revenant sur le massacre du 7 octobre, Sami Obeid a reconnu que le Hamas avait commis une erreur ayant provoqué une catastrophe pour la population de Gaza, tout en attribuant une part de responsabilité à la politique du gouvernement Netanyahou. Interrogé sur les raisons pour lesquelles le Hamas avait également assassiné des Arabes israéliens, il n'a toutefois pas apporté de réponse directe.
Le journaliste a enfin assuré que la grande majorité des Gazaouis aspiraient à vivre en paix, avançant le chiffre de 90 %, sans fournir de données permettant d'étayer cette estimation. Prenant clairement ses distances avec le Hamas, il a condamné ses actions et, interrogé sur la nature de l'organisation, a répondu sans ambiguïté : "Le Hamas, c'est du terrorisme."